Nice: L'un des fondateurs de Promenade des Anges jugé pour escroquerie

JUSTICE Vincent Delhomel était le secrétaire général et porte-parole de cette association de victimes de l’attentat de Nice…

Mathilde Frénois
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Le palais de justice de Nice ce mercredi après-midi.
Le palais de justice de Nice ce mercredi après-midi. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • L’ex-secrétaire général comparaît ce vendredi après-midi pour escroquerie et abus de confiance.
  • Il affirme ne pas pouvoir assister à l’audience pour des raisons médicales.

Il était au plus proche des victimes et de leurs familles. De toutes les cérémonies. Dans tous les médias. C’était avant le mois de février. Depuis, Vincent Delhomel, ancien secrétaire général et porte-parole de Promenade des Anges, est accusé d’escroquerie et d’abus de confiance. L’ex-responsable de l’association d’aide aux victimes de l’ attentat du 14 juillet comparaît ce vendredi au tribunal correctionnel de Nice.

Vincent Delhomel est soupçonné d’avoir détourné près de 7.300 euros, correspondant à la somme récoltée avec la vente de bracelets lors d’une course caritative.

« Une atteinte à l’image »

« Lors du changement de gouvernance, en janvier 2017, une vérification comptable a été faite », rappelle l’avocat de l’association Me Julien Darras. La présidente Emilie Petitjean et la trésorière Anne Murris s’aperçoivent alors que des anomalies se sont glissées dans les comptes. « Je considère qu’en agissant de la sorte et en commettant des escroqueries au préjudice de l’association, il a porté atteinte à l’image de celle-ci », soutient Me Julien Darras.

Membre fondateur de l’association, Vincent Delhomel ne reconnaît pas les faits. « Le jour de la vente des bracelets, il a pris une enveloppe puis a utilisé l’argent pour prendre en charge des frais de restauration dans le cadre de l’association », explique son avocat Me Zia Oloumi.

« Hospitalisé » et « sous médicaments »

Si Vincent Delhomel « assume sa fonction de secrétaire général de l’association », il maintient ne jamais avoir été formé pour la comptabilité. « C’est une personne très fragile de par ses connaissances en gestion mais aussi de par son suivi médical », estime son conseil. Choqué par l’attentat, « hospitalisé » et « sous médicaments », Vincent Delhomel affirme qu’il n’assistera pas à l’audience, ce vendredi à 13h30.