La pièce maîtresse de l'exposition, sur le toit du musée
La pièce maîtresse de l'exposition, sur le toit du musée — Martin Delpozo

ENVIRONNEMENT

A Monaco, une expo XXL pour «éveiller les consciences»

Le plasticien Philippe Pasqua présente douze œuvres monumentales pour la préservation des océans…

  • L’exposition Borderline est présentée jusqu’au 30 septembre au musée océanographique de Monaco
  • Le plasticien Philippe Pasqua y réunit douze œuvres monumentales pour la préservation de la nature et des océans

Qui doit avoir peur ? Who should be scared, la monumentale sculpture (10 tonnes) installée sur le toit du musée océanographique de Monaco donne le ton de son exposition estivale.

Le plasticien azuréen Philippe Pasqua

Borderline, signée de l’artiste grassois Philippe Pasqua (neveu de Charles), interroge sur la question de la protection de l’environnement. Et met l’Homme face à ses responsabilités. Pendu au (vrai) portique d’un (faux) chalutier, un requin aux mensurations gigantesques et à la robe chromée fait se refléter ses spectateurs.

Plus loin dans les salles du musée, une tortue préhistorique géante s’est retrouvée enchevêtrée dans des filets dérivants, le squelette d’une baleine apparaît renversé… Très brillantes ou, au contraire, profondément sombres, comme recouvertes d’une marée noire, les douze pièces de cette présentation XXL frappent les esprits.

Un squelette de baleine comme un reflet
Un squelette de baleine comme un reflet - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

« Il semble que nous soyons près de la rupture »

« Eveiller les consciences, c’est aussi notre vocation. C’est même peut-être au cœur de nos missions, explique Robert Calcagno, le directeur général de l’institut océanographique de Monaco. La surexploitation des ressources, les pollutions, et l’homme au final, menacent le milieu marin. Et l’art est là pour faire passer des messages. »

Philippe Pasqua devant une tortue prise dans des filets
Philippe Pasqua devant une tortue prise dans des filets - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Un message que Philippe Pasqua a pris à bras-le-corps. « Il semble que nous ayons atteint une limite, que nous soyons près de la rupture », met en garde le plasticien. Ses œuvres sont à voir jusqu’au 30 septembre dans le musée de la Principauté.

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