Côte d'Azur: Des associations dénoncent un lieu de «rétention illégal» de migrants à la frontière

JUSTICE La préfecture des Alpes-Maritimes est attaquée devant le tribunal administratif ce jeudi matin…

F.B.

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Les préfabriqués visés photographiés par les associations à l'arrière des locaux de la police aux frontières
Les préfabriqués visés photographiés par les associations à l'arrière des locaux de la police aux frontières — Anafé - ADDE - Cimade - Gisti - SAF
  • Selon plusieurs associations de défense des migrants, des préfabriqués non déclarés servent à retenir des personnes qui se voient refuser leur entrée en France.
  • Le tribunal administratif de Nice a été saisi d’une requête en référé-liberté.
  • La préfecture s’est refusée à tout commentaire.

Le tribunal administratif de Nice doit se prononcer ce jeudi matin. Plusieurs associations de défense des migrants, dont la Cimade, le Gisti ou encore l’Anafé, l’ont saisi d’une requête en référé-liberté pour faire cesser un dispositif de « rétention illégale » à la frontière franco-italienne, « dans les locaux de la Police aux frontières [PAF] » à Menton (Alpes-Maritimes).

Dans des préfabriqués « qui ne sont pas déclarés comme les textes le prévoient, les personnes qui se voient refuser leur entrée en France y sont retenues avant leur renvoi en Italie », détaille l’avocat Zia Oloumi. « C’est une zone de non-droit consécutive d’une décision informelle du préfet des Alpes-Maritimes », pointe-t-il aussi.

Le premier étage de la gare « aussi utilisé comme lieu d’enfermement »

« Lors d’une mission exploratoire menée à la frontière franco-italienne du 15 au 20 mai 2017, l’Anafé et La Cimade se sont vu refuser l’entrée dans "cette zone de rétention provisoire" constituée d’Algécos et de sanitaires amovibles », précisent aussi les associations dans un communiqué.

Et d’attaquer : « l’existence de ce lieu de privation de liberté illégal s’ajoute donc, dans cette région de non droit pour les étrangers, aux contrôles discriminatoires, aux poursuites judiciaires menées contre les citoyens solidaires, aux refoulements illégaux, à la violation du droit d’asile, à la non-prise en charge des mineurs étrangers isolés ».

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Selon les associations, « le premier étage de la gare de Menton Garavan est aussi utilisé comme lieu d’enfermement ». Sollicitée par 20 Minutes, la préfecture des Alpes-Maritimes s’est refusée à tout commentaire mercredi.