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MUSIQUEUn rappeur raconte le harcèlement scolaire dont il a été victime

Nice: Lui-même victime, un rappeur veut sensibiliser au harcèlement scolaire dans un clip

MUSIQUEL’Azuréen Penn Skort raconte sa propre histoire dans « Leave me alone ! »…
Penn Skort et des figurants lors du tournage du clip
Penn Skort et des figurants lors du tournage du clip - Hansley / Penn Skort
Fabien Binacchi

Fabien Binacchi

L'essentiel

  • Loïc Paoloni, alias Penn Skort, a été la cible de ses camarades au lycée
  • Le rappeur de 25 ans sort Leave me alone !, un morceau avec lequel il veut aider d’autres victimes de harcèlement scolaire

Depuis quelques années, il a trouvé refuge dans la musique. Son « exutoire ». Victime, comme son frère, de harcèlement scolaire, le Cap-d’aillois Loïc Paoloni, alias Penn Skort, veut aujourd’hui faire de son rap un moyen de lutter contre ce « fléau ».

Il vient tout juste de mettre en ligne le clip de son single Leave me alone ! (Laissez-moi tranquille), écrit pour « faire réagir ».

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« J’aimerai que le message passe. Que tout le monde, les parents d’abord, les jeunes eux-mêmes et aussi les personnels enseignants, aient conscience que le problème est gravissime. Que certains enfants préfèrent se donner la mort plutôt que d’endurer ces moqueries », se désole l’Azuréen de 25 ans.

Les insultes et les brimades

Dans sa vidéo, tournée en juin, juillet et novembre 2016 dans plusieurs établissements scolaires et avec le soutien de compagnies de théâtre, Penn Skort (« rêveur » en breton) se raconte, en français et en anglais. Il partage ses « années de galère », « pris pour un taré » à cause, justement, de sa musique.

« J’avais 15 ans quand j’ai commencé à enregistrer mes premiers sons et certains sont tombés dessus, explique-t-il. Ils se sont moqués de moi. Il y a eu les insultes, les brimades. Et la violence continuait sur les réseaux sociaux. Un jour, quelqu’un a même écrit : “Va te suicider, ça fera du bien à tout le monde”. »

« Vous m’avez fait du mal, je vous pardonne »

Ses textes et sa musique, à l’origine du mal, lui ont finalement « permis de se relever ». « Vous m’avez fait du mal, je vous pardonne », termine Penn Skort dans son morceau. Un titre avec lequel il aimerait aider d’autres victimes. « Il faut en parler quand ça vous arrive et ne pas fermer les yeux lorsque l’on est témoin », dit-il.

Avant de se lancer pleinement dans la musique (il a prévu de sortir un EP avant la fin de l’année, avec la publication d’un nouveau clip tous les mois), Loïc Paoloni a travaillé dans des foyers de l’enfance, et auprès d’adultes handicapés et d’adolescents en difficulté.

« C’était obligé pour moi, vital, explique le jeune homme. Je n’ai aucun problème à dire aujourd’hui que tout ça a été une sorte de psychothérapie pour moi. »

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