Christian Estrosi (de nouveau) élu maire de Nice

POLITIQUE Il avait démissionné de la présidence de la région Paca…

Mathilde Frénois
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Christian Estrosi a été réélu maire de Nice ce lundi 15 mai.
Christian Estrosi a été réélu maire de Nice ce lundi 15 mai. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • « Le 14 juillet 2017, je dois être là, avec la famille des morts, avec la famille des blessés », a affirmé Christian Estrosi.
  • Le nouveau maire de Nice a été élu à 55 voix sur 57 votants, douze élus de l’opposition s’étant abstenus.

Il n'aura quitté son poste de maire de Nice que pendant onze mois. Christian Estrosi a été réélu à la tête de la ville de Nice ce lundi matin. Une désignation qui fait suite à la démission surprise de l’élu LR de la présidence de la région Paca, la semaine dernière.

C’est à un jeu de chaises musicales qu’a assisté la salle du conseil municipal de la cinquième ville de France. Depuis juin 2016, Philippe Pradal était maire de Nice, Christian Estrosi premier adjoint et responsable de nombreux dossiers dont ceux concernant la sécurité, les finances ou encore les transports. Ce lundi, Christian Estrosi a donc repris son siège de maire, une fonction qu’il exerçait avant juin 2016.

Douze élus de l’opposition s’abstiennent

« Nous avons formé un tandem efficace, déterminé, a affirmé le nouveau maire réélu, remerciant son prédécesseur Philippe Pradal. Devant les Niçois, j’ai pris un engagement, les servir toujours et partout. Mon devoir, ma volonté, ma passion demeurent intacts : ce sont les Niçois. »

Christian Estrosi a reçu 55 voix sur 57 votants, douze élus de l’opposition n'ayant pas participé au vote. « Nous n’avons pas participé au vote. Je désapprouve ce qui s’est déroulé ce matin, estime l’élu de l’opposition Patrick Allemand. Cette manipulation n’est pas digne de la fonction [à laquelle Christian Estrosi prétend] parce qu’elle l’altère, elle l’abaisse. Être maire, cela à un sens. Être président de la région Paca, cela a un sens. Ce sont de belles fonctions, de hautes responsabilités. Elles ne doivent pas être considérées comme des variables d’ajustement en fonction de votre intérêt personnel. C’est un acte qui montre le mépris des Niçois et des habitants de la région. »

« Le 14 juillet 2017, je dois être là »

A 61 ans, Christian Estrosi avait justifié son retour à Nice par un fort attachement à sa ville. « Le 14 juillet 2017, je dois être là, avec la famille des morts, avec la famille des blessés. Ce ne sera pas qu’un devoir, ce sera un espoir et pour moi un acte d’amour », a-t-il encore insisté ce lundi matin après son élection. Ses détracteurs y voient des manœuvres politiques et une possible nomination à un ministère. D’autres un moyen de reprendre la main sur la région niçoise, en proie à de nombreuses querelles politiques, notamment avec Eric Ciotti.