Nice: Estrosi demandera au nouveau gouvernement de fermer la mosquée En-Nour «dans les trois semaines»

CULTES Bientôt de retour dans le fauteuil du maire de Nice, l’élu a annoncé qu’il saisirait le prochain ministre de l’Intérieur…

F.B.

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L’imam et recteur Mahmoud Benzamia officie le premier Tarawih, dans la mosquée En Nour de Nice.
L’imam et recteur Mahmoud Benzamia officie le premier Tarawih, dans la mosquée En Nour de Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Il n’en démord pas. Ce jeudi matin, sur France Info, Christian Estrosi a expliqué qu’il exigerait du nouveau gouvernement la fermeture de la mosquée de Nice En-Nour.

L’ex-président de la région Paca qui devrait revenir maire de Nice dès la semaine prochaine a fait savoir qu’il attendrait une décision en ce sens de la part du prochain ministre de l’Intérieur « dans les trois semaines suivant [sa] nomination ».

Toujours hostile à ce projet de mosquée

« J’attends du nouveau gouvernement qu’il prenne un arrêté de fermeture là où je n’ai jamais accordé l’autorisation d’ouverture », a aussi tancé Christian Estrosi. Autorisation qui avait été finalement validée par une décision du Conseil d’Etat.

Dès le lancement du projet en 2012, et encore plus depuis son ouverture en 2016, l’édile s’est toujours montré hostile à ce lieu de culte installé dans la plaine du Var, à l’ouest de la ville de Nice, qui appartient selon lui « au ministre des Cultes d’Arabie Saoudite qui prône la charia ».

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Un « fiché S » au sein de la mosquée, selon Estrosi

« Vous vous rendez compte que dans notre ville, Bernard Cazeneuve [alors ministre de l’Intérieur] a donné une autorisation d’ouverture pour un lieu de culte au sein du conseil d’administration duquel il y a un fiché S », avait aussi accusé Christian Estrosi. Une dernière affirmation qu’avait démentie la préfecture des Alpes-Maritimes.

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Il avait également demandé qu’une crèche soit installée en lieu et place de la mosquée. Une enquête d’utilité publique sur cet équipement pour la petite enfance s’était conclue favorablement mais la préfecture des Alpes-Maritimes avait finalement écarté ce projet, suite à la décision du Conseil d’État.