Nice: Une entreprise crée une ceinture de protection anti-moustiques

ENVIRONNEMENT Des Azuréens ont breveté un cordon sanitaire qui laisse les insectes piqueurs à la porte…

Mathilde Frénois

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Le Cagnois Dominique Hauptmann
installe ses pièges anti-moustiques en réseau.
Le Cagnois Dominique Hauptmann installe ses pièges anti-moustiques en réseau. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • Aux allures de gros pots de fleurs, les modules diffusent des agents de manière automatisée qui attirent les moustiques
  • Les insectes piqueurs s’approchent des pièges jusqu’à être aspirés par un ventilateur

Ils ne sont jamais conviés aux pique-niques autour du barbecue, aux après-midi piscine et au farniente sur la chaise longue. Pourtant, ils s’y invitent systématiquement. Eux, ce sont les moustiques. Pour qu’ils restent à la porte des soirées, l’entreprise azuréenne HBM Distribution a créé une « ceinture de protection ».

Breveté et nommé Biobelt, le dispositif permet d’installer un cordon sanitaire autour d’un jardin, d’une maison, voire d’un centre commercial. « L’idée vient d’un constat, explique Dominique Hauptmann, président de l’entreprise installée à Cagnes-sur-Mer. Des machines qui attirent et piègent les moustiques, il en existe depuis les années 1980. Mais on s’est aperçu qu’installer un seul ou deux exemplaires ne suffisait pas. »

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« Créer une barrière »

La société azuréenne décide donc de mettre ces engins piégeurs d’insectes en réseau. « Le but est de créer une barrière pour vider la zone de moustiques et les empêcher d’entrer. » Tout autour du jardin, le long du grillage qui l’encercle, des modules sont implantés.

Aux allures de gros pots de fleurs, ils diffusent des agents de manière automatisée qui attirent les moustiques : du CO2 et de l’acide. Trompés, les insectes piqueurs s’en approchent jusqu’à être aspirés par un ventilateur et piégés dans un filet avant d’y mourir déshydratés.

A Polygone Riviera

« Pour un terrain de 1.000 m², il faut compter une vingtaine de pièges pour un coût moyen de 10.000 euros », dit Dominique Hauptmann. A ce prix, l’installation est entretenue tout au long de l’année ou quasi remboursée si les moustiques piquent toujours les clients.

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Biobelt est déjà en place sur une centaine de propriétés, du bassin méditerranéen, de la Corse à Ibiza, jusqu’à Polygone Riviera. Depuis un an, les clients du centre commercial sont à l’abri des piqûres. Tout autour, 249 modules ont été installés pour protéger les 20.000 m² de magasins et de jardins.