Des obus découverts sur l'un des plus gros chantiers de la Côte d'Azur

FAITS DIVERS Les travaux d’extension du centre commercial Cap 3000 ont été interrompus pendant plusieurs heures…

Fabien Binacchi

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L'un des deux obus découverts ce mercredi matin sur le chantier du centre commercial de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes)
L'un des deux obus découverts ce mercredi matin sur le chantier du centre commercial de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes) — Cap 3000

Les ouvriers étaient en train de creuser quand ils sont tombés sur un os… Ou plutôt sur deux obus, datant a priori de la Première guerre mondiale. Ce mercredi, en fin de matinée, l’immense chantier d’extension du centre commercial Cap 3000, à Saint-Laurent-du-Var dans les Alpes-Maritimes, a dû être stoppé pendant plusieurs heures, pour laisser la place à une opération de déminage.

C’est au sud du bâtiment existant, à quelques mètres de la mer, là où deux niveaux de parking souterrains doivent être créés, que les hommes du chantier ont découvert les engins. « La zone a été immédiatement sécurisée et les ouvriers ont été éloignés en attendant l’intervention des services de police », a précisé la direction de Cap 3000 à 20 Minutes.

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Des analyses pour écarter tout autre risque

Aucun périmètre de sécurité n’a en revanche dû être mis en place pour les clients du centre commercial, qui a pu rester ouvert pendant l’opération. Les obus neutralisés, le chantier a repris dans l’après-midi. « Une société spécialisée en diagnostic de pollution pyrotechnique va être dépêchée sur place pour écarter tout autre risque sur le reste des travaux », a-t-on aussi précisé du côté de Cap 3000.

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Construit à la fin des années 60 sur une zone marécageuse à l’estuaire du fleuve Var, le centre commercial de Saint-Laurent-du-Var fait l’objet, depuis 2014, d’un vaste projet de rénovation-extension. D’ici à fin 2018, les surfaces commerciales doivent pratiquement doubler pour atteindre 135.000 m2. Le chantier, financé par le groupe Altarea Cogedim, propriétaire de Cap 3000, est estimé à 400 millions d’euros.