Nice: Quand Julie Depardieu dévoile son jardin (secret)

INTERVIEW L'actrice est la présidente du jury du premier Festival des jardins de la Côte d'Azur... 

Mathilde Frénois

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L'actrice Julie Depardieu est la présidente du jury du Festival des jardins de la Côte d'Azur.
L'actrice Julie Depardieu est la présidente du jury du Festival des jardins de la Côte d'Azur. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Une couronne de fleurs dans les cheveux, des roses sur la robe et des bottes blanches aux pieds, Julie Depardieu était dans le thème. Ce dimanche, l’actrice visitait les jardins de la villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat pour décerner le prix du plus bel espace vert. La présidente du jury de la première édition du Festival des jardins de la Côte d’Azur a arpenté ce week-end dix carrés de nature, de Cannes à Menton. Mais son propre jardin, à quoi ressemble-t-il ? 20 Minutes a interviewé Julie Depardieu.

Vous habitez en région parisienne… Avez-vous la chance d’avoir un extérieur ?

Oui ! C’est un petit jardin de curé. J’habite dans un ancien presbytère. Il y a un potager, des pommiers, des fruits, j’ai mis des fraises, des framboises. J’ai abattu mon cerisier parce qu’il ne donnait rien et ça m’a énervée. Il n’y avait rien pendant dix ans, j’ai dit : « J’en ai marre ». Je me suis plantée avec mon potager moult fois. Mais je ne désespère pas, surtout la tomate !

Avez-vous des fleurs ?

J’ai des roses trémières qui sont là depuis la nuit des temps, une glycine énorme qu’il faut que je retaille, de la vigne, des rosiers, tout se mélange. Mon père a une rose à son nom, Gérard Depardieu donc, je lui ai dit : « Merci de me l’amener », eh bien, il ne me l’a pas filée ! Moi, j’ai la rose Jeanne Moreau. Elle est sublime. C’est comme une énorme pivoine blanche.

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Quelles sont vos fleurs favorites ?

Je n’aime pas les plantes qui crânent où il faut attendre six mois pour qu’elles fassent un truc et puis c’est tout. Tu pars en vacances, tu as raté la fleur. Ça, ça m’énerve. Moi j’aime bien les besogneuses, celles qui se renouvellent tout le temps, celles qui me ressemblent. Les pétunias, j’adore parce que ça ne fait pas une fleur par an, ça en fait cent mille. Les géraniums, j’aime pas, ça m’énerve.

Que faites-vous dans votre jardin, mis à part jardiner ?

Je m’étends ! Sous l’espèce de pergola avec plein de raisin, j’ai mis du faux gazon. Je m’étale et je suis bien. J’adore ! J’ai une petite cabane de jardin trop belle aussi. On se croirait dans Marie-Claire Maison.

Quel type de jardinière êtes-vous ?

Je fais de la permaculture [méthode traditionnelle et naturelle]. Je mets toutes les épluchures dans mon compost, des feuilles, du bois… Maintenant, je ne suis plus du tout aussi dure avec le désherbage, j’ai jamais mis d’engrais. Je ne considère pas la mauvaise herbe si mauvaise que ça. Mais, quand elle m’énerve, je l’enlève. Comme les liserons par exemple. Un peu, c’est bien, mais quand tous les fraisiers sont envahis de liserons, c’est chiant. Moi, je n’hésite pas ! J’ai toujours 5 ou 6 couteaux désherbeurs pour les invités.

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Avez-vous des projets en tête pour votre jardin ?

J’aimerais bien mettre un figuier. Je voudrais des haricots verts, des aubergines, mais ça ne marche pas. Je vais réessayer les tomates. Là, je suis censée planter des graines mais je ne l’ai pas fait. Je vais partir un mois bosser… Comme je ne peux pas semer en mai, ma copine Yolande Moreau, qui est trop forte, va me donner des semis.

Et si vous aviez un jardin de rêve, à quoi ressemblerait-il ?

Il faut prendre le mien et le transporter sur la Côte d’Azur ! Un jardin parfait, ce n’est pas un jardin trop grand. Sinon on est tout le temps dedans. Déjà que ça prend du temps…

Avez-vous une idée à retenir du jardin créé par le collectif Les Olivettes à Menton qui a reçu le premier prix ?

Oui, les huttes en canne que l’on fabrique soi-même. Y en a marre d’acheter des trucs. Aujourd’hui, on va chez Ikea et puis voilà. Consommer, consommer, consommer ! Là, tu fabriques ta construction au lieu de l’acheter. J’ai des bambous chez moi, je vais essayer.