Côte d'Azur: L'université de Nice crée un diplôme pour développer des cantines locales et durables

DEVELOPPEMENT DURABLE La formation débutera au mois d'octobre à Mouans-Sartoux avec une vingtaine d'étudiants... 

Mathilde Frénois

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Illustration d'une cantine à Paris.
Illustration d'une cantine à Paris. — POUZET/SIPA

A Mouans-Sartoux, le contenu des assiettes de la cantine ne sort pas de l’usine. Dans cette commune des Alpes-Maritimes, les aliments sont 100 % bios mais aussi 80 % locaux. C’est cette approche responsable de la restauration collective qui a séduit l’ université Nice Sophia Antipolis. Pour la première fois, elle a signé un partenariat avec une ville pour l’élaboration d’un diplôme.

« On se base sur une expérience d’une collectivité qui lutte contre l’industrialisation pour tendre vers le biologique et le local », explique Samira Karrach, directrice exécutrice de l’Université Côte d’Azur. A partir d’octobre, une vingtaine d’étudiants est attendue pour suivre une formation de management de projet d’alimentation durable dans les collectivités.

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Une formation en trois étapes

Depuis plusieurs années, un employé municipal cultive les fruits et légumes sur les terres de Mouans-Sartoux. C’est cette gestion que des étudiants, des élus, des agents techniques et des agents territoriaux viendront apprendre pour les mettre en place dans leurs collectivités.

Dispensée sur un semestre, la formation se déroulera en trois étapes basées sur une étude de cas. D’abord la prise de conscience qu’il est possible d’aménager son territoire de manière préservée, ensuite un diagnostic de la situation et enfin la concrétisation du projet avec le calcul du budget et l’étude de sa faisabilité.

« On ne fait rien d’extraordinaire »

« Toutes les communes peuvent s’y mettre, assure Gilles Pérole, adjoint à l’éducation et à l’enfance. A Mouans-Sartoux, on ne fait rien d’extraordinaire. Grâce à la volonté de la commune, on a mis en place la régie municipale agricole, la cantine 100 % bio, l’augmentation des terres cultivables… C’est cette idée du développement que nous souhaitons partager. »

Déjà très sollicitée pour de la formation, la ville prêtera à l’université ses terres, un bâtiment et surtout son expérience pour que ces études de cas deviennent réalité.

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