Nice: Le prof de la «Star Academy» Christophe Pinna reprend l'entraînement pour participer aux JO... à 48 ans

KARATE Le karatéka niçois, qui avait pris sa retraite il y a 17 ans, a décidé de profiter de l’arrivée de sa discipline aux Jeux de Tokyo, en 2020…

Mathilde Frénois

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A 48 ans, Christophe Pinna reprend la compétition et vise les JO de Tokyo.
A 48 ans, Christophe Pinna reprend la compétition et vise les JO de Tokyo. — A. Lauriol

Il ne se voyait pas regarder les combats à la télévision dans son canapé. Le Niçois Christophe Pinna, 48 ans, reprend l’entraînement après 17 ans d’arrêt et avec un objectif : se qualifier pour les JO de Tokyo en 2020, le karaté devenant une discipline olympique. Il aura alors 51 ans.

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Christophe Pinna avait arrêté la compétition le 14 octobre 2000 sur un titre de champion du monde toutes catégories. Il ne lui manque plus qu’une médaille olympique pour compléter sa collection de belles breloques. « C’était une souffrance de ne pas être aux Jeux, dit-il. Nous faisons partie du monde du sport mais nous restons à la maison alors que tous les sportifs se retrouvent tous les quatre ans. »

« Ne pas avoir de regrets »

Le Niçois s’éloigne alors du tatami, court des marathons et devient même coach à la Star Academy. Jusqu’au jour où il apprend que des karatékas s’envoleront pour le Japon. « J’avais énormément milité en ce sens. S’il y a la moindre petite chance, je ne veux pas avoir de regrets. »

A presque 50 ans, Chirstophe Pinna a donc repris un entraînement intensif, jusqu’à 20 heures par semaine. « La principale difficulté, c’est la prévention des blessures, explique son préparateur physique, Lionel Faccenda. Le corps est moins endurant face aux traumatismes. Il faut être sérieux sur l’alimentation, l’hydratation et les massages. »

Les sélections pour les Jeux de Tokyo débuteront dans un peu moins d’un an, en janvier 2018. « Mais ce n’est pas un retour à la compétition », prévient-il. Seulement la certitude de ne pas être passé à côté d’une dernière expérience dans sa vie de karatéka.