Nice: Comment cette application vous aide à trouver chaussure à votre pied

TECHNOLOGIE Mon Soulier scanne la morphologie... 

Mathilde Frénois

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L’application Mon Soulier scanne le pied pour trouver la chaussure adaptée à sa morphologie.
L’application Mon Soulier scanne le pied pour trouver la chaussure adaptée à sa morphologie. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Rien ne pourra lui échapper : pointure, largeur, déformations… L’application Mon Soulier, développée à Nice par la start-up du même nom, veut tout savoir sur vos pieds. Objectif : trouver la chaussure qui colle parfaitement à sa morphologie.

« Ma sœur a toujours eu un problème pour se chausser, car son pied est large et ne répond pas aux standards, raconte la fondatrice Rosario Pose. Quand elle commande une paire sur Internet, elle se fait livrer trois exemplaires de trois tailles différentes. » Pour éviter le renvoi des chaussures inadaptées et les problèmes logistiques qui en découlent, Rosario s’est lancée dans le développement d’une application qui glisse virtuellement le pied dans le soulier.

« Tout se passe en ligne »

« On scanne le pied grâce aux photos que fait le client avec son smartphone, Puis l’application propose la chaussure adaptée, explique la cheffe d’entreprise. Comme dans un magasin, des vendeurs donneront des conseils, mais tout se passe en ligne. »

Pour finaliser ce projet, cette start-up argentine vient d’intégrer l’incubateur Paca-Est pour un an. « Le but est de faire venir des entrepreneurs étrangers pour qu’ils lancent leur start-up depuis la France », explique Laurent Masson, directeur de l’incubateur. En plus d’une enveloppe de 50.000 euros, Mon Soulier bénéficiera d’un mentorat, d’un accompagnement et de conseils.

A l’international

Mon Soulier n’est pas la seule start-up étrangère à intégrer l’incubateur Paca-Est. Les entreprises Bobbli, venue de Tunisie, et Kedzoh, débarquée du Chili, se développent aussi à Nice

Pour le moment, l’application Mon Soulier n’est qu’un prototype et sera lancée dans l’Hexagone sous trois mois : « Les Français achètent sept paires par an. Le marché est énorme, sachant que plus de 42 millions de produits sont vendus en ligne », compte Rosario Pose, promettant que ses clients en finiront avec les escarpins et les baskets qui donnent des ampoules.