Un TER en gare de Nice-Ville.
Un TER en gare de Nice-Ville. — Archives ANP / 20 Minutes

TRANSPORTS

Région Paca : Moins de retards, mais aussi moins de trains au départ

Le bilan 2016 du TER en Provence-Alpes-Côte d’Azur est en demi-tente…

A l’heure des bilans, celui du TER en Paca semble… plutôt bon. Selon les données du site ressources.data.sncf.com, même si la région obtient toujours le bonnet d’âne de la régularité, le nombre des trains retardés et supprimés en 2016 a baissé.

L’an passé, 25.499 rames ont été enregistrées « en retard à l’arrivée ». Soit une baisse de près de 17 % : il y en avait eu 30.706 en 2015. Et pareil pour les trains jamais partis. Ils étaient 6.738 en 2015 et 5.768 l’année dernière (-14,4 %).

« Ce n’est pourtant pas franchement le ressenti des usagers », s’étonne Eric Sauri, le président de l’association Les Naufragés du TER Grasse-Vintimille.

Garantie fiabilité en action

La bonne nouvelle est en effet à relativiser. S’il y a eu moins de retards et de suppressions, il y a eu aussi moins de trains « programmés » au départ : - 647 par mois en moyenne (-4,26 %). Et même 5.000 de moins en juin, un mois impacté par un mouvement social.

« La preuve que la situation ne s’est pas nettement améliorée, c’est que la Garantie fiabilité [qui permet une indemnisation en cas de retards trop importants] a fonctionné en mai, en juin et encore dernièrement en octobre et en novembre », note encore Eric Sauri.

Toujours des perturbations donc, mais qui sont désormais compensées. Depuis le 1er janvier, les abonnés mensuels, en plus des abonnés annuels, ont également le droit de réclamer une ristourne.

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Des centres névralgiques à Nice ?

Mais pour régler le problème à la source, « il faudrait un centre de régulation et un centre de maintenance à Nice, plaide Eric Sauri. Pour que tout ne se décide pas à Marseille. »

C’est sur les rails pour le second, fait savoir Philippe Tabarot, vice-président de la région Paca en charge des transports. « Un espace est identifié sur le site de Saint-Roch, indique l’élu. Il sera financé à plus de 90 % pour la collectivité, ce qui nous laissera de la latitude en cas d’ouverture à la concurrence. »

La région est en effet candidate à en faire l’expérimentation à partir de 2019.

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