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JUSTICEClaire, toujours à l'amende pour avoir aidé deux Érythréens

Nice: Claire, toujours à l'amende pour avoir aidé deux Érythréens

JUSTICE
L’amende de 1.500 euros a été confirmée en appel à l’encontre de cette militante associative qui avait soustrait une femme et un mineur à un contrôle policier en gare…
Les associations de défense des droits humains soutiennent la militante, lors du procès en première instance.
Les associations de défense des droits humains soutiennent la militante, lors du procès en première instance.  - M. Frénois
Caroline Delabroy

C.D.

Décidément, les signaux envoyés par la justice restent au rouge. Alors que le procureur de la République de Nice a requis jeudi six mois de prison avec sursis contre l'Azuréen Pierre-Alain Mennoni, poursuivi pour avoir transporté des migrants dans sa voiture, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé ce vendredi l'amende de 1.500 euros infligée en première instance à une militante niçoise.

Claire Marsol, 73 ans, universitaire à la retraite et militante de l'association Habitat et citoyenneté, était poursuivie pour avoir emmené deux Érythréens en voiture, pour les soustraire à un contrôle policier dans la gare de Nice.

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Dénoncée par un agent de la SNCF

Ce 13 juillet 2015, elle était venue à la gare avec d'autres membres de son association. Elle «participait à une action collective qui consistait à vérifier qu’il n’y ait pas de contrôles au faciès », avait expliqué à 20 Minutes Annie Carton de Réseau éducation sans frontières.

Sollicitée par un mineur puis par une jeune femme, elle avait décidé de les conduire à la gare suivante, à Antibes, pour les soustraire au contrôle policier. Dénoncée par un agent de la SNCF, elle avait été arrêtée, placée en garde à vue et son domicile perquisitionné.

« Faire un exemple ? »

«Vu l'ambiance dans les Alpes-Maritimes et les difficultés à la frontière italienne, cela ne m'étonne pas que le tribunal soit allé dans ce sens, peut-être pour faire un exemple auprès des gens qui pourraient avoir des élans de solidarité», a réagi son avocate, Me Sarah Benkemoun.

Cette décision n'est «pas de très bon augure», selon elle, pour les autres personnes poursuivies pour aide aux migrants, l'enseignant-chercheur Pierre-Alain Mannoni mais aussi l'agriculteur Cédric Herrou qui doit être jugé le 4 janvier.

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