Primaire à droite: A Cannes, les «Sarkofans» ont choisi le camp Fillon

ÉLECTION Sur la Croisette, les inconditionnels de Nicolas Sarkozy semblent préférer François Fillon à Alain Juppé…

Fabien Binacchi

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Au bureau de vote du collège Capron, à Cannes, le 27 novembre 2016
Au bureau de vote du collège Capron, à Cannes, le 27 novembre 2016 — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Dans la longue file d’attente qui mène au bureau de vote du collège Capron, Michèle n’arrive toujours pas à s’en remettre. Dimanche dernier, cette « fan de la première heure de Nicolas Sarkozy » avait été « stupéfaite » après l’élimination de son favori.

« Aujourd’hui, je vais suivre Fillon, parce qu’il faut bien voter pour quelqu’un et surtout parce que je ne supporte pas Juppé », expliquait-elle ce dimanche, au second tour de la primaire ouverte de la droite et du centre.

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Comme cette sexagénaire, la (très grande) majorité des « Sarkofans » de ce bureau de vote d’un quartier résidentiel huppé de l’est de la cité des festivals (celui où l’ancien président avait fait se déplacer le plus d’électeurs le 20 novembre), semblait rallier le camp du leader du premier tour ce dimanche. Par défaut quelques fois ou le plus souvent « parce que leurs programmes sont similaires sur beaucoup de points ».

La « détermination » de François Fillon

« Les idées de François Fillion correspondent davantage à celles de Nicolas Sarkozy, juge ainsi Sylvia, 70 ans. Il n’a pas son énergie, c’est sûr, mais au moins on sent une vraie détermination. Ce n’est pas du tout ce que je ressens pour Alain Juppé. »

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« Fillon et Sarkozy ont la même fermeté sur certains sujets, notamment au niveau de la sécurité, et c’est de ça dont nous avons besoin. Du coup, ça ne pose aucun problème de choisir François Fillon ce dimanche », assure de son côté Christian, 56 ans.

La candidature de Nicolas Sarkozy « a été sapée »

William, lui, est toujours un « vrai inconditionnel » de l’ancien président de la République. « Mais dès le premier tour, je me suis senti obligé de voter pour Fillon car je savais déjà que Sarkozy ne passerait pas. Les médias se sont trop acharnés sur lui. Sa candidature a été sapée », explique, amer, ce Cannois de 32 ans.

Dimanche dernier, dans le département des Alpes-Maritimes, Nicolas Sarkozy était arrivé en deuxième position du premier tour des Primaires de la droite et du centre, avec 34 % des suffrages. Derrière François Fillon (40,9 %), mais loin devant Alain Juppé (18,9 %).

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