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JUSTICECeux qui ont aidé des migrants «doivent être remerciés, pas condamnés»

Nice: Ceux qui ont aidé des migrants «doivent être remerciés, pas condamnés», estime Cécile Duflot

JUSTICELa députée écologiste a apporté son soutien à deux Azuréens poursuivis...
La députée écologiste Cécile Duflot, mercredi, devant le palais de justice de Nice
La députée écologiste Cécile Duflot, mercredi, devant le palais de justice de Nice - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
Fabien Binacchi

Fabien Binacchi

Elle est venue, comme d’autres centaines de personnes, soutenir Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni. a estimé ce mercredi à Nice que ces deux Azuréens, poursuivis pour avoir aidé des migrants, devraient être « remerciés pour leur action et certainement pas condamnés ».

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« C’est scandaleux qu’ils se retrouvent au tribunal. Ils ne font que pallier les carences de l’Etat. Ils ne font que venir en aide à des mineurs en danger, affamés », a aussi déclaré depuis les marches du palais de justice de Nice l’ancienne ministre du Logement, « stupéfaite de la tenue de cette audience malgré l’abrogation du délit de solidarité ».

Allègement du contrôle judiciaire

Les deux Azuréens se retrouvent devant le tribunal correctionnel pour .

Le premier, un agriculteur de 37 ans, Mi-octobre, face à l’afflux de migrants et pour dénoncer « l’inertie » des autorités, il avait transformé une colonie de vacances désaffectée de la SNCF à Saint-Dalmas-de-Tende en un « camp de transit ».

En ouverture d’audience, Cédric Herrou a demandé le renvoi de son procès, ses avocats étant indisponibles ce mercredi. L’exploitant agricole, spécialiste des olives, a également demandé l’allégement de son contrôle judiciaire, qui comprenait une interdiction de sortie des Alpes-Maritimes et l’impossibilité de se servir d’un véhicule.

Le deuxième Azuréen jugé en fin d’après-midi

« Je me sens puni avant même mon jugement, a-t-il expliqué, indiquant que ces obligations le pénalisaient dans son travail. J’ai un terrain en Italie et je dois me rendre au moulin. » Le tribunal a finalement décidé de renvoyer son procès au 4 janvier et de l’autoriser d’ici là à des déplacements en dehors du département en journée.

Pierre-Alain Mannoni, un enseignant-chercheur de 45 ans, devrait de son côté être jugé en fin d’après-midi. Il avait été interpellé le 17 octobre dernier, à la gare de péage de La Turbie, après avoir pris en charge trois migrantes érythréennes.

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