Nice: Une jeune entrepreneuse et un laboratoire créent la bague anti-braquage

INNOVATION L'anneau, petit bijou de technologie, a été primé au concours Lépine... 

Mathilde Frénois

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Imen Cherif s’est associée à Philippe Le Thuc du LEAT pour créer sa bague.
Imen Cherif s’est associée à Philippe Le Thuc du LEAT pour créer sa bague. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Ce n’est pas le genre de bague que l’on offre à sa fiancée. Destinée aux commerçants, elle dissimule un bouton à actionner en cas de danger ou de braquage. Pour le développement de cet anneau-alarme, la start-up grassoise Engineering Security et le Laboratoire d’électronique antennes et télécommunication (LEAT) de Nice viennent de recevoir une médaille d’argent au concours Lépine.

« Quand j’étais étudiante, j’ai vu au JT la mort d’un bijoutier abattu par des cambrioleurs à Cannes », raconte Imen Cherif, 24 ans, fondatrice de la start-up. Depuis ce jour de novembre 2011, l’idée mûrit dans la tête de cette Niçoise. « Dans la bague, très discrète et personnalisable, se cache un micro-bouton. »

Sans pile ni batterie

Le dispositif d’alerte permet de prévenir un service de sécurité. Le premier prototype sort en 2014. Il est breveté en France avec une extension internationale. « Les difficultés portaient sur la miniaturisation de l’élément, mais aussi sur l’énergie pour la faire fonctionner, raconte Philippe Le Thuc, maître de conférences au LEAT. Aujourd’hui, la bague d’Imen est opérationnelle sans aucune charge. »

Pour continuer à se développer et commencer à produire, la start-up table sur une levée de fond. « On a besoin de 30.000 euros très rapidement pour l’industrialisation », fait savoir Imen Cherif. Pour un prix de 400 euros, les premiers anneaux seront vendus début 2017 à un client qatari.