Nice: Un laboratoire s'installe sur le marathon pour détecter les maladies cardiaques

SANTE Il sensibilisera les coureurs au dépistage…

Mathilde Frénois

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Le marathon Nice-Cannes, le 8 novembre 2008.
Le marathon Nice-Cannes, le 8 novembre 2008. — VALERY HACHE / AFP

Courir 42 kilomètres comme on irait acheter son pain. Cette comparaison, l’entreprise azuréenne Adkimist n’y croit pas. Au village départ du marathon Nice-Cannes, elle installera le premier laboratoire à ciel ouvert dédié à aux maladies cardio-vasculaires, responsables de 400 décès par jour en France.

« Le premier symptôme est souvent le dernier, prévient Eva Piccon, fondatrice de la société. Nous proposerons donc une première évaluation de la santé cardiaque. » Adkimist effectuera donc des actions de prévention, d’évaluation et de prise en charge.

Casquette et tutoiement

Sous le chapiteau, à partir de ce jeudi et jusqu’à samedi, pas de blouse blanche ni de stéthoscope. « Les médecins auront une casquette, des T-shirts aux couleurs punchy et utiliseront le tutoiement », raconte Eva Piccon. Objectif : dédramatiser le dépistage.

Et il faut six minutes top chrono à Adkimist pour faire son premier verdict. « A l’aide d’objets connectés de la start-up BePatient comme une balance, un objet pour la tension ou un autre pour analyser le sang, nous prenons des données et établissons un score. » Ce check-up 2.0 est complété par des questionnaires sur la qualité de vie, le stress et le sommeil suivi d’un débriefe. Fin du parcours de santé avec trois médecins et quatre infirmiers qui dispensent des conseils.

Les résultats des tests anonymes ne resteront pas cantonnés au chapiteau de la place Massena. « On parle de labo ouvert parce qu’ils viendront alimenter une base de données qui aidera à faire ce que la médecine ne peut pas faire : la prédiction », ambitionne Eva Piccon qui verra son expérience renouvelée dès 2017 lors des marathons de Barcelone et d’Amsterdam.