Nice: Le nettoyage des berges pour prévenir les inondations

INTEMPÉRIES La question de l'entretien des ruisseaux, rivières et fleuves reste centrale... 

Mathilde Frénois

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Les rives du Paillon à Nice sont débroussaillées.
Les rives du Paillon à Nice sont débroussaillées. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Il y a un an, un déluge s’abattait sur la Côte d’Azur. Encombrés, les cours d’eau étaient, entre autres, la cause des dégâts humains et matériels. Depuis, le nettoyage des ruisseaux, rivières et fleuves est devenu une priorité. A partir de ce lundi 3 octobre, la ville de Nice s’est attelée à la tâche, organisant une journée nettoyage des berges du Paillon.

Quatre ouvriers descendent dans son lit asséché. Ils coupent les branches, taillent les roseaux, enlèvent les déchets. Ces travaux de débroussaillages dureront quinze jours et seront suivis d’une purge « prévue pour le premier semestre 2017, précise Jean-Marc Giaume, conseiller municipal délégué au territoire Cœur de Paillon. Elle permettra d’enlever les îlots de galets, désencombrer le tunnel et ainsi éviter un risque majeur. »

« Pas de la déco »

« Ce nettoyage, ce n’est pas que de la déco, insiste Jean-Claude Saltel, président du comité de quartier Exposition-Gendarmerie-Lyautey. Ici, on aurait très bien pu avoir le même d’inondation que dans l’est du département voilà pourquoi il ne faut pas laisser les choses s’accumuler pendant des années. »

Si à Nice, le Paillon est propriété de la métropole et les berges sont à sa charge, ce n’est pas le cas de tous les cours d’eau des Alpes-Maritimes. Sur la commune de Cannes par exemple, 70 % des linéaires des vallons sont en domaine privé. Après le déluge, la ville expliquait vouloir entreprendre les travaux de désencombrement sur les lieux privés à la place des propriétaires récalcitrant, puis le leur facturer.

Des dispositions envisagées pour éviter qu’arbres, rochers, pneus et grillages bouchent encore certains cours d’eau. C’est le cas du Riou à Mandelieu-la-Napoule. « Les macromatériaux et les branchages naturels bloquent l’écoulement de l’eau. C’est le même scénario qui s’est passé pendant les intempéries », peste Jean-Valéry Desens élu de l’opposition de la ville de Mandelieu qui a constaté l’encombrement de la rivière. Un an après la nuit meurtrière, le mandolocien craint une nouvelle tragédie aux prochaines pluies.