Nice: Des campagnes de fouilles sous-marines à la recherche du passé

ARCHÉOLOGIE Un navire du ministère de la Culture sonde au large de la Côte d'Azur...

Fabien Binacchi

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Mercredi, sur le navire André Malraux
Mercredi, sur le navire André Malraux — T. Seguin / Drassm

Jusqu’à lundi, il va ratisser large à la recherche de témoignages du passé. Le navire André Malraux du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (le Drassm, qui dépend du ministère de la Culture), croise au large de Nice depuis quelques jours. Et plus particulièrement en rade de Villefranche.

Le Drassm utilise des robots vidéo capables de descendre à de grandes profondeurs
Le Drassm utilise des robots vidéo capables de descendre à de grandes profondeurs - T. Seguin / Drassm

« Nous étudions grâce à un robot téléguidé l’épave de la Sainte-Dorothéa, un ancien vaisseau royal danois qui repose par 75 m de profondeur, détaille l’archéologue Souen Fontaine. C’est une des rares épaves du 17e siècle encore bien conservées. »

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Une grande campagne le long de la Prom' en 2018

Des vestiges dont les fonds marins niçois pourraient être pavés. « Nous sommes sur une voie de navigation commerciale et militaire très empruntée depuis l’Antiquité, précise aussi la spécialiste. Il y a encore beaucoup à faire et peut-être à trouver. »

L'archéologue Souen Fontaine (à d.) analyse les vidéos
L'archéologue Souen Fontaine (à d.) analyse les vidéos - T. Seguin / Drassm

Après cette campagne à Villefranche-sur-Mer, de nouvelles fouilles à plus large échelle vont être programmées par la Drassm en 2018, le long de la promenade des Anglais. « De nouveaux moyens techniques vont nous le permettre, explique Souen Fontaine. La zone est compliquée. Les fonds sont rapidement profonds et les sédiments meubles. »

Des techniciens dirigent le robot sur les épaves
Des techniciens dirigent le robot sur les épaves - T. Seguin / Drassm

En attendant, la métropole Nice Côte d’Azur mènera de son côté de nouvelles fouilles plus près des galets, sur l’ancien site du casino de la Jetée. « Nous nous intéressons au premier édifice qui a brûlé en 1883, relève Stéphane Morabito du service archéologie de la collectivité. Il y a encore beaucoup de mobilier, notamment en céramique, à remonter de ce site majeur de l’histoire niçoise. »

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