Inondations sur la Côte d'Azur: Des campings fermés réclament des indemnisations

INTEMPÉRIES Quatre établissements demandent «plusieurs dizaines de millions d'euros»...

F.Bi. avec AFP
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A Biot dans les Alpes-Maritimes le 4 octobre 2015.
A Biot dans les Alpes-Maritimes le 4 octobre 2015. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

Il demandant plusieurs dizaines de millions d’euros. Des campings fermés sur décision des autorités après les inondations qui avaient fait vingt morts en octobre 2015 sur la Côte d’Azur réclament une indemnisation, a annoncé mardi leur avocat.

« Les recours indemnitaires partent [ce mardi]. Cela représente autour de plusieurs dizaines de millions d’euros à la charge des communes et de l’Etat », a précisé Me Philippe Caminade.

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A Mandelieu, Antibes et Biot

L’avocat agit pour les campings de L’Argentière, situé le long d’une rivière à Mandelieu-la-Napoule, celui du Mistral à Biot, ainsi que le camping des Frênes et celui du Pylône à Antibes. Dans ce dernier, encore fermé à 90 %, une cliente britannique était morte au cours des intempéries.

Une demande d’indemnisation sera « probablement » aussi déposée pour le camping de La Brague à Antibes, autorisé à rouvrir en juin, après avoir mis en avant des îlots existants sur son site pour mettre en sécurité des personnes en cas de nouvelles inondations, a ajouté l’avocat.

« Les campings sont complètement conscients de la dangerosité [des sites où ils sont installés,] et ont proposé des solutions alliant la sécurité et la [survie] économique », a-t-il assuré. Au total, cinq campings sont totalement fermés ou presque depuis l’an dernier.

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Une « décision administrative hâtive et disproportionnée »

La Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air avait dénoncé en avril dernier une « décision administrative hâtive et disproportionnée ».

Le 3 octobre 2015, des orages d’une rare intensité s’étaient abattus sur les Alpes-Maritimes, notamment à Mandelieu-la-Napoule et à Cannes. Les victimes avaient notamment été prises au piège dans des parkings souterrains, au rez-de-chaussée d’une maison de retraite et au camping du Pylône.

Une information judiciaire pour homicide involontaire est toujours instruite à Grasse dans ce dossier. Au total, vingt personnes étaient décédées dans les inondations, selon le dernier bilan du parquet.