Côte d'Azur: Depuis le déluge meurtrier, ce qui a été fait et ce qui reste à faire

INONDATIONS Après le intempéries du 3 octobre 2015, les collectivités s’organisent face au risque...

Fabien Binacchi
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A Biot, le 5 ocotbre 2015 après la tempête AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET
A Biot, le 5 ocotbre 2015 après la tempête AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET — AFP

Ce soir-là, le ciel était tombé sur la tête des Azuréens. Un déluge, 20 morts et des centaines de millions d’euros de dégâts. Un peu moins d’un an après les intempéries du 3 octobre 2015, les collectivités se sont organisées. Mais il reste à faire.

La prévention. Entretien des cours d’eau, création de cuves de rétention… Au lendemain de la catastrophe, la commune de Mandelieu, où huit personnes avaient péri, a lancé la construction d’un « bassin de ralentissement » pour freiner les flots.

« D’autres projets en ce sens sont initiés. Mais ils n’absorberont pas tout en cas de précipitations comme nous les avons connues le 3 octobre 2015, indique Serge Castel, le directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM). Il faut faire de l’acculturation, répéter aux populations que cela peut se reproduire. »

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L’alerte. Des applis smartphone pour alerter les populations (My Predict vient d’être lancé à Cannes, Le Cannet et Mandelieu), des systèmes d’envois de messages… Depuis le déluge meurtrier, les collectivités s’organisent pour mieux informer leurs administrés.

« Les plans communaux de sauvegarde [le mode d’emploi en cas de risque] sont en cours de réactualisation dans les villes qui ont été touchées, dit Serge Castel. A Antibes, l’évacuation de Marineland a notamment été incluse dans le texte en cas d’alerte orange [une mesure déjà activée à deux reprises le 14 septembre et mercredi]. Sur 90 communes assujetties, 17 n’ont toujours pas leur propre plan. Elles ont jusqu’à la fin 2017 pour se mettre à jour. »

Les 163 communes du département sont également tenues d’éditer un dossier d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim). A ce jour, 56 en ont un, selon le DDTM.

Les constructions. Certaines vont disparaître. D’autres ne sortiront jamais de terre. Au Cannet, un arrêté préfectoral va sonner le glas du hameau du Carimaï, où une femme avait perdu la vie. A Biot, 32 habitations devraient être rachetées et détruites.

« Les dossiers, lancés à la demande des propriétaires dans le cadre du fonds Barnier [qui permet l’acquisition amiable par l’Etat ou une commune de biens menacés] devraient aboutir prochainement », précise Serge Castel.

Quant aux constructions futures, les nouvelles « cartes d’aléas inondations », qui fixent les zones rouges, vont les limiter. Une concertation sera lancée en octobre pour celles de Biot et Antibes. A Mandelieu, Le Cannet, Mougins, Cannes et Vallauris, des relevés sont encore en cours