Nice: La polémique sur la sécurité relancée avec l'audition de la patronne de l'IGPN

ATTENTAT Marie-France Moneger-Guyomarc’h a été auditionnée par les membres de la commission des Lois…

M.Fr.

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Deux officiers municipaux patrouillent sur la Promenade des Anglais de Nice (Alpes-Maritimes), le 18 juillet 2016.
Deux officiers municipaux patrouillent sur la Promenade des Anglais de Nice (Alpes-Maritimes), le 18 juillet 2016. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

C’est une polémique qui a débuté quelques jours après l’attentat de Nice… et qui vient de prendre un nouveau souffle. Mardi, la patronne de l' IGPN, Marie-France Moneger-Guyomarc’h, a été auditionnée par les membres de la commission des Lois. Deux heures pendant lesquelles elle est revenue sur la sécurité du 14 juillet à Nice.

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Combien d’effectifs de police nationale étaient mobilisés ce soir-là ? C’est l’une des questions qui lui était posée. Selon elle, cinq unités de force mobile étaient positionnées sur tout le sud de la France. Un nombre qui a obligé le préfet à « faire des choix », rapporte Nice-Matin.

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« Que ce camion faisait-il là ? »

Toujours selon Marie-France Moneger-Guyomarc’h, la présence d’effectifs supplémentaires n’aurait pas pu faire la différence. « Le camion aurait pris le même chemin et il y aurait sans doute eu autant de victimes. »

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Lors de cette information parlementaire, les questions à la patronne de l’IGPN étaient posées par deux députés et d’anciens Premier ministres. « A qui incombe la responsabilité de mettre en place de tels dispositifs ? » « Que ce camion faisait-il là ? », « C’est bien la police municipale qui a la responsabilité de la circulation ? » Les questions s’enchaînent. La polémique est bien loin de prendre fin.