Nice: L'arrêté anti-burkini suspendu par le tribunal administratif

JUSTICE L'avis du Conseil d'Etat a été suivi... 

Mathilde Frénois

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Sur la plage de Nice, l'arrêté interdisant le port du burkini.
Sur la plage de Nice, l'arrêté interdisant le port du burkini. — JEAN CHRISTOPHE MAGNENET

Retour à la case départ. L’arrêté anti-burkini, en vigueur depuis le 19 juillet sur les plages niçoises, a été suspendu par le tribunal administratif de Nice.

L’arrêté municipal prend fin ce jeudi alors qu’il devait courir jusqu’au 15 septembre. Contrairement à la première audience, le tribunal administratif de Nice a suivi l’avis du Conseil d’Etat.

« C’est une satisfaction que le tribunal administratif de Nice reste dans son rôle de gardien des libertés fondamentales, se réjouit l’avocat du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) Maître Stephen Guez Guez. Nous espèrons maintenant que les autres communes concernées retireront d’elle-même leurs arrêtés comme l’ont fait Eze ou Roquebrune. Sinon, nous retournerons devant la justice. »

Déjà Fréjus et Cannes en début de semaine

Nice n’est pas la première ville à voir son arrêté municipal suspendu. En début de semaine, ceux de Fréjus et Cannes avaient subi le même sort.

« La Ville de Cannes n’engagera pas de procédure de contestation, faisait savoir mardi le maire David Lisnard dans un communiqué. Passé le cap des interprétations juridiques, le problème reste réel dans toute son acuité pour l’avenir, sur la signification et les conséquences de telles tenues sur les espaces de loisirs et de détente que sont les plages publiques. »

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Dans les Alpes-Maritimes, le burkini est désormais autorisé à Nice, Eze, Villeneuve-Loubet, Cannes et Antibes, seule commune à n’avoir jamais pris de restriction envers ce maillot de bain intégral.