Nice: Après l'attentat, le tourisme accuse le coup

ECONOMIE Le chiffre d’affaires a chuté de 20 % dans la capitale azuréenne…

Fabien Binacchi

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Mercredi sur la promenade des Anglais
Mercredi sur la promenade des Anglais — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

En balade sur la prom’, Kelly et Alistair marquent un temps d’arrêt devant les peluches et les dessins entassés en mémoire des victimes du 14 juillet. « On est là pour une semaine… malgré la peur », confient les deux vacanciers anglais.

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Après l’attentat qui a fait 86 morts à Nice, d’autres touristes ont pourtant décidé d’annuler leur virée azuréenne. Et les acteurs du tourisme accusent le coup.

Les Américains ont déserté

« Nous avons enregistré une baisse de 10 % du taux d’occupation et de 20 % du chiffre d’affaires, résume Denis Cippolini, le président du syndicat des hôteliers de la métropole Nice Côte d’Azur. Nos réservations de dernière minute ont été captées par l’Espagne et l’Italie et les étrangers sont moins venus ».

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La clientèle internationale qui représente d’habitude plus de 70 % du tourisme estival dans la baie des Anges « s’est tassée », confirme le directeur de l’office du tourisme de Nice. « C’est d’autant plus vrai pour les USA et les pays asiatiques », précise encore Denis Zanon.

Jusqu’à -30 % sur les plages

Résultat, les commerces aussi sont impactés. Le gérant du Blue beach, sur les galets de la promenade des Anglais, a enregistré une baisse de son activité de l’ordre de 30 % en juillet. « Une vraie claque, lâche René Colomban. Sur le mois d’août, on a limité la casse, à -10 %. »

Et l’impact de l’attentat, et plus généralement de « l’image actuelle de la France », disent en chœur les pros du tourisme, s’est fait ressentir plus loin sur la Côte d’Azur. « Ces deux derniers mois, nous étions à 80 % d’occupation contre 90 % traditionnellement », relève Michel Chevillon, le patron des hôteliers cannois.

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Pour « relancer la destination », le Comité régional du tourisme (CRT) Côte d’Azur a engagé un vaste plan de communication à un million d’euros.