Nice: Devant être expulsés, quatre «no borders» finalement relâchés

JUSTICE Le tribunal administratif a annulé un arrêté de la préfecture…

M.F. avec AFP

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Illustration: La balance de la justice.
Illustration: La balance de la justice. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Ils avaient été délogés par des gendarmes de l’ancien poste frontière de la commune de Breil-sur-Roya qu’ils occupaient illégalement. Quatre militants « no borders » italiens, placés en centre de rétention à Nice pendant cinq jours en vue d’être expulsés vers l’Italie, ont été relâchés lundi. Le tribunal administratif a annulé un arrêté de la préfecture.

Cinq s'étaient sont vus notifier par un arrêté préfectoral un ordre de quitter le territoire français, assorti d’une interdiction du territoire français pendant un an. Une jeune femme avait été réadmise immédiatement en Italie, les quatre autres hommes avaient été placés jeudi au centre de rétention de Nice.

Occupation de locaux de l'Etat

Selon le sous-préfet des Alpes-Maritimes François-Xavier Lauch, ces militants italiens « no border » ont enfreint une interdiction de manifester le 18 juin, puis ont occupé des locaux de l’Etat, ce qui pose « des problèmes d’ordre public ».

Les quatre Italiens avaient obtenu lundi matin d’un juge des libertés et de la détention du tribunal de Nice la non-prolongation de leur placement en centre de rétention. Mais la préfecture avait demandé au parquet de faire appel de cette décision de remise en liberté, selon l’avocat des Italiens, Me Zia Oloumi.

Sortis poings levés

Lundi après-midi, le tribunal administratif statuait pour sa part sur l’arrêté de la préfecture et a finalement décidé de l’annuler.

Les quatre Italiens, sortis poings levés du tribunal administratif de Nice en narguant la police, ont été applaudis par une vingtaine de militants français et italiens. Selon leur avocat, « ils ne se reconnaissent pas comme des "no borders" ».