A Cannes, Nicolas Sarkozy s'offre une séances de dédicaces de «star» avec ses fans

POLITIQUE A Cannes, Nicolas Sarkozy s'offre une séances de dédicaces de «star» avec ses fans...

Fabien Binacchi

— 

Près de 400 personnes se sont déplacées à la Fnac de Cannes, jeudi
Près de 400 personnes se sont déplacées à la Fnac de Cannes, jeudi — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

A la Fnac de Cannes, « on n’avait encore jamais vu ça ». « Même les stars du Festival ne ramènent pas autant de monde ». Encadré par un important dispositif de sécurité, Nicolas Sarkozy a offert à ses fans une séance de dédicaces jeudi après-midi.

>> A lire aussi : Primaire à droite, Nicolas Sarkozy s'affiche avec son probable «ticket» François Baroin

Après une visite au maire de Cannes David Lisnard et un déjeuner avec les cadres locaux de son parti, le président des Républicains, toujours pas (officiellement) candidat, s’est finalement présenté à ses soutiens, en retard, sur les coups de 15 h 40.

Qu’importe. Carmen est là, la première. « Je suis arrivée à 13 h pour être certaine de le voir, confie cette sexagénaire qui a une résidence secondaire à Cannes. Je veux qu’il revienne. »

« Lui dire de revenir »

A tour de bras, l’ancien chef de l’Etat enchaîne les signatures sur les copies de son livre La France pour la vie, les « merci », aussi, et les sourires pour les selfies. Il y a la cohue (près de 400 personnes ont fait le déplacement, selon le service de sécurité) mais au final des supporters ravis.

« Je suis venue pour lui dire de revenir. Je l’adore depuis longtemps, dixit Bernadette, du Cannet. Et c’est le seul qui peut nous sauver. On en a marre de ce qui se passe. »

>> A lire aussi : Hollande à 14% face à Juppé à 35% ou Sarkozy à 21%

Serge aussi est un « Sarkofan inconditionnel » de l’ancien président. Avec son épouse, il est venu l’encourager « à être à nouveau candidat ». « Il va lui falloir un sacré courage pour se relancer, mais je crois qu’il l’a », dit-il.

Dans la [très longue] file d’attente, majoritairement composée de retraités, Rémi, 18 ans, attend aussi son tour. L’Antibois ne fera pas signer de livre mais plutôt sa carte d’adhérent du parti de Nicolas Sarkozy. « S’il est là aux primaires, et il sera là, je voterai pour lui », assure le jeune homme.