Nice: En 2016, la ville mise sur le haut de gamme pour retrouver ses croisiéristes

TOURISME La CCI espère rattraper les 50.000 passagers qu’elle a perdus en un an…

Mathilde Frénois
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En 2015, 343 bateaux de croisière ont fait escale sur la Côte d'Azur.
En 2015, 343 bateaux de croisière ont fait escale sur la Côte d'Azur. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Tout au bout du port de Nice, le Azamara est amarré. Seize autres bateaux de croisière quasi-identiques sont présents sur les côtes azuréennes ce lundi. Une journée d’affluence exceptionnelle pour Nice, Cannes et Villefranche-sur-Mer.

Comme eux, 334 navires et leurs 592.145 passagers devraient faire escale dans les ports des Alpes-Maritimes en 2016. Un chiffre qui fera remonter la barre de l’année passée. Entre 2014 et 2015, la Côte d’Azur a perdu plus de 50.000 passagers.


« L’un est parti en Asie, l’autre a été vendu »

Une baisse qui serait dûe, selon la responsable commerciale des croisières de Nice Caroline Valadié, à la perte de deux grands bateaux de croisière à Villefranche-sur-Mer : « L’un est parti en Asie, l’autre a été vendu. La ville fonctionne avec des navires qui font des escales hebdomadaires. Dès qu’un bateau ne vient plus, les chiffres baissent considérablement. »

Et pour maintenir ce cap, Nice mise sur les voyageurs haut de gamme. « On cherche la qualité plutôt que la quantité, affirme Marie-Dominique Ramel, conseillère municipale de Nice subdéléguée au tourisme et élue à la CCI Côte d’Azur. Depuis plusieurs années, la ville se concentre sur des bateaux plus petits, en catégorie premium luxe, transportant des touristes qui consomment dans les commerces, les restaurants, les hôtels… »

« Il faut fidéliser cette clientèle »

C’est le cas de Charmian. Avant d’embarquer pour un séjour d’une semaine sur les eaux de la Méditerranée et de l’Atlantique, cette passagère australienne a passé une nuit dans un hôtel haut de gamme niçois. « J’ai trouvé cette ville très relaxante, accueillante et avec une gastronomie au top », lance-t-elle avant de promettre qu’elle reviendra y séjourner plus longtemps « voire même louer un appartement avec des amis ».

La dépense moyenne d’un croisiériste qui embarque ou débarque est de 105 euros. Près de 39 euros pour une simple escale. « Notre objectif premier est que ces touristes reviennent à Nice, insiste Caroline Valadié. Il faut fidéliser cette clientèle pour, ensuite, attirer d’autres navires. »