Nice: Trois ans après son installation, le «stationnement intelligent» disparaît

TRANSPORTS Les 291 bornes viennent d'être mises hors service... 

Mathilde Frenois

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Si la ville va au bout du projet, il suffira de consulter son mobile pour trouver une place.
Si la ville va au bout du projet, il suffira de consulter son mobile pour trouver une place. — J. C. MAGNENET / ANP / 20 MINUTES

Il était la vitrine de la « smart-city » du maire de Nice (LR) Christian Estrosi. Lancé en mars 2013 pour un coût de 13 millions d’euros, le « stationnement intelligent » de la ville vient de rendre l’âme. Le 18 avril, la Semiacs, société gérante des parkings niçois, a voté sa « suspension ».

Ses 291 bornes de paiement sont désormais hors-service. Les abonnements des résidents ont été remplacés par des cartes compatibles avec les horodateurs de la ville.

Fini les capteurs et la géolocalisation

Fer de lance de la ville « interconnectée » de Christian Estrosi, le « stationnement intelligent » permettait, dans les rues du centre-ville Nice, aux automobilistes de payer avec leurs smartphones.

C’est surtout la galère de la recherche d’un carré de bitume pour garer sa voiture qui était censé s’envoler. Grâce à des capteurs installés sur le trottoir et grâce à un système de géolocalisation, les Niçois pouvaient repérer les places de parking disponibles.

>> A lire aussi : A Nice, le stationnement passe en mode «connecté»

Il est possible de payer
Il est possible de payer - M. VERONESI / ANP / 20 MINUTES

 

Retour des horodateurs

La Semiacs, société gérante des stationnements pour le compte de la métropole Nice Côte d’Azur, annonce « la suspension du stationnement intelligent et notamment des kiosques sur les secteurs concernés de la ville […] afin de poursuivre la remise en ordre de la société de la Semiacs », détaille-t-elle dans un communiqué.

Dorénavant, automobilistes devront se tourner vers les habituels horodateurs, les 291 bornes ayant été mises hors-service. « La Semiacs a décidé de remettre en activité les horodateurs précédemment installés et toujours opérationnels », indique encore la société.

De son côté, la ville de Nice a refusé de communiquer.