Nice: Des pompiers qui avaient bloqué l'A8 pendant une manifestation en garde à vue

JUSTICE Le mouvement avait fait des blessés et des dégâts, la circulation avait dû être stoppée…

F.B. avec AFP

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Illustration pompiers
Illustration pompiers — Philippe Huguen AFP

Leur cortège interdit sur l’A8, le 22 février, avait contraint à la fermeture de l’autoroute. Des pneus avaient été brûlés et des personnes avaient été blessées. Cinq pompiers, qui avaient participé à cette manifestation illicite ont été placés en garde à vue mardi puis relâchés dans l’attente d’éventuelles poursuites, selon le parquet de Nice.

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« Les pompiers ont été remis en liberté à l’issue de leur garde à vue. Ils se sont exprimés de manière complète sur les faits. Le dossier va être transmis au parquet pour analyse précise », a ainsi indiqué le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre.

Selon la Fédération autonome des pompiers (FA SPP-PATS), mardi matin, une trentaine de sapeurs s’étaient rassemblés « en signe de solidarité » devant la caserne Auvare de Nice, où étaient entendus leurs collègues.

Un pompier avait perdu la vue d’un oeil

Les cinq pompiers placés en garde à vue mardi sont des syndicalistes qui avaient organisé la manifestation ou des personnes responsables d’actions particulières.

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Les manifestants avaient utilisé des pétards agricoles puissants. Quatre d’entre eux s’étaient légèrement blessés en les utilisant et un pompier avait perdu la vue d’un œil en recevant un éclat. Des gendarmes et un journaliste avaient subi des traumatismes auditifs. L’incendie de pneus avait entraîné des dégradations de la chaussée et des barrières.

L’organisation de leur temps de travail en question 

La Fédération autonome des pompiers des Alpes-Maritimes était engagée dans un conflit avec le préfet à propos de l’organisation du temps de travail. Tout comme le tribunal administratif de Nice, ce dernier leur avait refusé la diminution de leur nombre de gardes de 24 h de 94 à 81.

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Le feu semble depuis éteint. Lors d’un conseil d’administration du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis 06) le 10 mars, un nouveau régime a été adopté. Désormais, ils ont 96 gardes par an : 72 cycles de 24 h et 24 de 12 h, la création des services diurnes étant une première en France.