Nice: Quatre investisseurs sur les rangs pour entrer au capital de «Nice-Matin»

PRESSE Le groupe cherche un nouvel actionnaire depuis septembre 2015 et le départ de Robert Namias... 

F.Bi. avec AFP

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Le siège du journal Nice-Matin à Nice
Le siège du journal Nice-Matin à Nice — Valery Hache AFP

Un nouvel investisseur va faire son entrée dans la capital du quotidien du Sud-Est. Le 10 mai, les salariés actionnaires de Nice-Matin devront ainsi choisir un partenaire financier extérieur parmi quatre candidats, a indiqué le directeur général du groupe Denis Carreaux.

Ils proposent chacun entre 10 et 15 millions d'euros, soit une entrée dans le capital à hauteur de 20 % au minimum et pouvant aller jusqu'à une prise de contrôle. «Nous n'excluons aucune hypothèse, ce qui compte c'est assurer l'avenir de l'entreprise», commente le patron de Nice-Matin.

À la recherche active d'investisseurs extérieurs

A l'automne 2014, le groupe en difficulté financière et alors en redressement judiciaire avait été repris par la SCIC (société coopérative d'intérêt collectif) des salariés de Nice-Matin, suite à une décision du tribunal administratif de Nice.

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Appelé à occuper les fonctions de président du directoire, l'ancien directeur de l'information de TF1 Robert Namias avait quitté ses fonctions de président du directoire en septembre 2015, évoquant des «ingérences» de la part des salariés actionnaires.

Ces derniers sont depuis lors à la recherche active d'investisseurs extérieurs pour assurer le développement du groupe. Les quatre offres qui seront mises en balance la semaine prochaine ont été «améliorées» par rapport à une première présentation. Les 430 salariés actionnaires de la SCIC devront trancher lors d'une assemblée générale.

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Georges Ghosn et le groupe belge Nethys sur les rangs

Le groupe belge Nethys, récemment entré au capital du groupe de presse La Provence (via une filiale) à hauteur de 11 %, a notamment fait une offre. Christian Mars, petit-fils du fondateur du journal Michel Bavastro, fait aussi partie des investisseurs intéressés. 

Est également en lice le promoteur bordelais Michel Ohayon, pdg de la Financière immobilière bordelaise et grande fortune française. L'homme d'affaires Georges Ghosn, ex-propriétaire de France Soir, a aussi mis une proposition sur la table .