Nice: ADP ne sera (finalement) pas candidat au rachat de l'aéroport

PRIVATISATION Le groupe a pris cette décision « compte tenu du contexte local et de [ses] critères de croissance externe »…

F.Bi. avec AFP

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Un avion sur le point d'atterrir à l'aéroport de Nice en janvier 2016.
Un avion sur le point d'atterrir à l'aéroport de Nice en janvier 2016. — VALERY HACHE AFP

Il jette l’éponge. Lien : Le groupe Aéroports de Paris (ADP) ne se portera finalement pas candidat à l’acquisition des 60 % de parts détenues par l’Etat au sein de l’aéroport de Nice.

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« Nous avons examiné le dossier et compte tenu du contexte local et de nos critères de croissance externe […] nous ne déposerons donc pas d’offre sur l’aéroport de Nice », a déclaré lundi Edward Arkwright, le directeur général adjoint chargé des finances d’ADP.

Les premières offres attendues jusqu’au 12 mai

Le 10 mars, l’Etat avait donné le coup d’envoi à la privatisation partielle des aéroports de Nice et de Lyon, qui pourrait lui rapporter autour de 2 milliards d’euros. La date de clôture de la remise des offres indicatives pour Nice avait dans un premier temps été fixée au 28 avril, mais le calendrier a finalement été aligné sur celui de Lyon c’est-à-dire au 12 mai. Les offres fermes, elles, devront être déposées au plus tard le 4 juillet.

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La société d’investissement Meridiam et la branche aéroportuaire de la société Ferrovial (gestionnaire, notamment, de la plateforme londonienne d’Heathrow) ont confirmé « leur intérêt pour l’acquisition des parts de l’Etat » de l’aéroport de Nice.

La société française d’investissement privé Ardian Infrastructure a aussi indiqué sa volonté de présenter un dossier pour les deux aéroports. Un consortium formé par Vinci, la Caisse des dépôts et la filiale d’assurance du Crédit agricole est également sur les rangs.

Des « prises de positions publiques » auraient décourager ADP

Edward Arkwright a notamment mis en cause les « prises de position publiques d’un certain nombre de dirigeants liées à l’activité aéroportuaire » pour expliquer la position d’ADP sur ce dossier pour lequel il avait exprimé son intérêt depuis plusieurs mois.

Notamment visé, le président de la métropole Nice Côte d’Azur et de la région Paca. Christian Estrosi (LR) avait indiqué qu’il mettrait « un veto pur et simple » à une candidature d’ADP. Le maire de Nice accuse la société de faire « peser sur la France […] une espèce de chape de plomb pour nous empêcher d’avoir des lignes directes dans nos aéroports ».

En plus des 60 % que l’Etat entend céder, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Nice Côte d’Azur possède 25 % du capital de l’aéroport, et les collectivités locales (région, département et métropole) 5 % chacune.