Le présumé braqueur du « bijoutier de Nice » et son complice nient en bloc

JUSTICE Les experts ont défilé à la barre ce lundi matin... 

Mathilde Frénois

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Stephan Turk, le bijoutier braqué, et son avocat ce lundi matin au palais de justice de Nice.
Stephan Turk, le bijoutier braqué, et son avocat ce lundi matin au palais de justice de Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

L’un comparaît libre. L’autre non. Depuis ce lundi matin, lacour d’assises des Alpes-Maritimes entend Alexandre de Matos et Ramzi Khachroub, les présumés complices du braquage du « bijoutier de Nice ». Mais tous deux nient en bloc les faits qui leur sont reprochés.

Les deux Carrossois sont accusés d’avoir, le 11 septembre 2013, participé au vol avec arme de la bijouterie La Turquoise à Nice.

Ramzi Khachroub, 22 ans aujourd’hui, aurait pris part activement au braquage avant de s’enfuir sur un scooter, laissant sur place le second agresseur, Anthony Asli, mortellement touché par un tir du bijoutier.

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Une cagoule et des gants

Alexandre de Matos, 29 ans, est accusé d’avoir fourni cagoules et gants aux deux braqueurs. Des traces ADN du jeune homme ont été retrouvées sur ces effets.

Mais il dément toute participation. « Ce contact date de la veille des faits », a-t-il affirmé lors de son enquête de personnalité, en poursuivant qu’il est possible que quelqu’un lui ait emprunté ses affaires « dans l’habitacle à portée de tout le monde ».

« Une connaissance de village »

« Ramzi Khachroub conteste l’implication de vol à main armée. Il affirme qu’Anthony Asli n’est qu’une simple connaissance de village », relate aussi le président.

Les deux accusés ont déjà eu affaire à de nombreuses reprises à la justice, le nom de Ramzi Khachroub revenant à 14 reprises dans les fichiers de police, à quatre reprises pour son présumé fournisseur de matériel.