Le « bijoutier de Nice », qui avait abattu un de ses braqueurs, face au second devant la justice

PROCÈS Le premier volet de l’affaire de la bijouterie La Turquoise s’ouvre ce lundi matin...

Fabien Binacchi

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Stephan Turk, le bijoutier braqué, le 18 septembre 2013 à Nice
Stephan Turk, le bijoutier braqué, le 18 septembre 2013 à Nice — Jean Christophe Magnenet AFP

L’affaire avait défrayé la chronique et provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux. La cour d’assises des Alpes-Maritimes se penche toute cette semaine sur le braquage de la bijouterie niçoise La Turquoise.

Agressé dans sa boutique par deux assaillants, le 11 septembre 2013, Stephan Turk avait fini par abattre l’un d’entre eux. Le commerçant, qui avait été supporté en masse sur Facebook - la page « Soutien au bijoutier de Nice » compte toujours plus de 1,4 million de « likes », sera jugé pour « homicide volontaire » dans un futur procès où il plaidera la légitime défense.

Mais dès ce lundi matin, c’est sur le banc des parties civiles qu’il fera face à son second braqueur présumé.

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Pas formellement identifié par le bijoutier

Interpellé deux mois après les faits, Ramzi Khachroub est accusé de « vol avec arme », « port ou transport prohibé de matériel de guerre » et « recel de vol ». Des traces ADN et son départ de France précipité après les faits avaient convaincu les enquêteurs.

Lui nie en bloc et se défend avec un alibi. « Il était avec sa copine », fait savoir son avocat Me Frédéric Hentz. Stephan Turk, aujourd’hui âgé de 69 ans, n’a pas pu de son côté formellement l’identifier.

« Il ne peut pas être affirmatif, indique à 20 Minutes son conseil Me Franck De Vita. Ses agresseurs portaient des casques de moto et des cagoules. Il dit cependant que le gabarit de l’accusé, un grand athlétique, correspond ».

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Le plus jeune braqueur mortellement touché par un tir

Un autre accusé qui a reconnu avoir fourni une partie de l’équipement des braqueurs sera également jugé cette semaine.

Le 11 septembre 2013, au moment de l’ouverture de sa boutique, Stephan Turk avait été surpris par deux agresseurs armés. Le bijoutier, frappé et délesté d’un butin estimé à 124.000 euros, avait finalement fait feu en direction de ses assaillants qui repartaient en scooter.

Le plus jeune, Anthony Asli, 19 ans, avait été mortellement touché. Le second était parvenu à s’enfuir.

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