La marée noire qui menaçait la Côte d'Azur s'est dissoute en partie

ENVIRONNEMENT Le pétrole provient vraisemblablement de la fuite d'un oléoduc dans une raffinerie au nord de Gênes...

M.C. avec AFP

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Une plage polluée par le pétrole après une marée noire (illustration).
Une plage polluée par le pétrole après une marée noire (illustration). — ALFRED/SIPA

Une nappe de pétrole de quelque deux kilomètres de long et 500 mètres de large menace la côte italienne vers Gênes mais aussi la Côte d'Azur en France, ont indiqué samedi les autorités italiennes, affirmant cependant que le risque d'une nouvelle pollution était écarté.

« La situation dans les eaux entre Gênes et la frontière française s'est améliorée de manière significative », a déclaré Giovanni Pettorino, commandant du port italien de Gênes. « Grâce aux conditions météorologiques (pluies intenses, NDLR) la nappe de pétrole aperçue au cours des derniers jours sur des images satellites s'est en grande partie dissoute ou s'est dispersée en de plus petites nappes sous l'effet de traitement», a-t-il assuré à la chaîne italienne Sky TG24.

Le pétrole provient vraisemblablement d'une raffinerie au nord de Gênes (nord-ouest), où la fuite d'un oléoduc le week-end dernier a déversé de grandes quantités de brut dans un torrent voisin. Les secours avaient vite réussi à construire une digue provisoire pour empêcher le pétrole de se répandre et commencé à le pomper, jusqu'à ce que de fortes pluies dans la nuit de vendredi à samedi détruisent une digue.

Plusieurs petites nappes de pétrole

La nappe qui s'est échappée se déplaçait lentement samedi vers l'ouest du port de Gênes, en Méditerranée, faisant redouter une pollution sur des plages de la zone frontalière entre Italie et France. Les autorités portuaires de Gênes et le gouvernement ont affirmé que les barrières flottantes mises en place dans l'embouchure du torrent avaient ensuite été efficaces pour éviter d'autres fuites d'hydrocarbures.

Le maire de Gênes, Marco Doria, a affirmé que la nappe la plus large, mais aussi plusieurs petites qui ont été repérées par des pêcheurs et des gardes-côtes en Méditerranée, étaient sans doute dues à l'incident de la raffinerie le 17 avril. Du pétrole s'était alors déversé dans le torrent Polcevera qui se jette dans la mer à l'ouest de Gênes.

Vigilance renforcée sur les côtes françaises

En France, la Préfecture maritime de la Méditerranée basée à Toulon (sud-est) a indiqué dans un communiqué avoir «immédiatement ordonné au Centre régional de surveillance et de sauvetage (CROSS) Méditerranée une vigilance renforcée et un suivi des conditions météorologiques dans la zone».

Dans le même temps «un vol de surveillance maritime a été réalisé par un avion Falcon 50 de la Marine nationale» française, a indiqué la préfecture maritime. «Ce vol n'a permis de détecter aucune nappe de pollution dans les approches françaises et dans les eaux internationales jusqu'au large de Savone» (à l'ouest de Gênes), a-t-elle précisé. De nouveaux vols sont prévus dimanche et les jours suivants.