Côte d'Azur: Suite aux inondations, des campings priés de fermer

TOURISME La préfecture exige leur fermeture totale ou partielle... 

Mathilde Frénois
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Claire Cohen veut sauver les emplacements et les emplois de son camping.
Claire Cohen veut sauver les emplacements et les emplois de son camping. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Claire Cohen ne lâche pas des mains le plan de son camping. « Sur nos 675 emplacements, nous ne pourrons en garder qu’une cinquantaine », râle la cogérante du Pylône à Antibes.

Si son établissement est menacé par cette fermeture partielle, c’est qu’il a été durement touché par les intempéries d’octobre dernier : l’eau est montée jusqu’à 1,50 m, des mobil-homes ont été détruits et une personne est décédée.

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« Le préfet a demandé au maire d’Antibes de fermer tout ou partie des campings situés en zone rouge qui avait subi des dégâts importants », explique Serge Castel, directeur départemental des territoires et de la mer des Alpes-Maritimes.

Le camping du Pylone est ouvert depuis 60 ans.
Le camping du Pylone est ouvert depuis 60 ans. - M. Frénois / ANP / 20 Minutes

« Une solution d’équilibre »

Habituellement, à cette période de l’année, les touristes bouchonnent à l’accueil pour récupérer les clefs de leur bungalow. Mais cette année, le camping reste vide et la saison estivale est suspendue à la décision du maire d’Antibes, Jean Leonetti (LR), qui déplore « l’irresponsabilité de la parole de l’Etat ».

« Je ne soutiens pas la méthode. Peut-être qu’il y a des endroits qui ne pourront plus rouvrir mais ce que je déplore c’est qu’on dise, dans un premier temps “réinstallez tout”, dans un deuxième temps “ça sera au cas par cas” et puis qu’à la fin on dise “on ferme tout”, explique Jean Léonetti. Je veux trouver une solution d’équilibre entre la sécurité des personnes et la possibilité d’une activité économique. »

Des propositions pour plus de sécurité

En attendant son verdict, l’avenir du camping du Pylône, installé depuis 60 ans sur les bords de la Brague, est en sursis. Mais Claire Cohen a lancé unepétition, déjà signée par plus de 2.000 personnes.

« J’ai toujours un espoir de faire comprendre l’enjeu économique, dit-elle. Nous sommes obligés de licencier neuf de nos 15 salariés. » Et la cogérante fait même des propositions pour sécuriser son terrain. « Nous sommes conscients qu’il faut réduire notre capacité d’accueil et installer des refuges en hauteur », suggère-t-elle.

Les lieux de rassemblements sont indiqués dès la sortie du camping.
Les lieux de rassemblements sont indiqués dès la sortie du camping. - M. Frénois / ANP / 20 minutes

Le camping du Pylône n’est pas le seul concerné. Trois autres campings d’Antibes sont menacés d’une fermeture complète. Dans le département, des établissements sont aussi concernés à Biot, Villeneuve-Loubet et Mandelieu.