Nice: Le groupe Faar va vous envoyer dans une galaxie très (très) lointaine

MUSIQUE Le trio formé d'un Niçois, d'une Toulousaine et d'une Parisienne propose un voyage envoûtant...

Fabien Binacchi

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Le clip de Scylla a été tourné dans la Réserve biologique des Monts d’Azur
Le clip de Scylla a été tourné dans la Réserve biologique des Monts d’Azur — Arnaud Cheyrouse

Des bisons, des lacs, Pénélope et Ulysse, la Guerre de Troie… Dans Scylla, son premier clip, tourné en pleine Réserve biologique des Monts d’Azur, à Thorenc (Alpes-Maritimes), et mis en ligne cette semaine, Faar va loin.

Très loin. A l’image de l’électroacoustique tripante que ce groupe d’origine azuréenne développe depuis un peu moins d’un an.

« Je me suis replongé dans les mythologies, dans les légendes pour raconter un voyage, quelque chose de différent avec des sons électros mais finalement très organiques », présente Pascal Marius, le Niçois à la tête de ce trio éclectique.

Un garçon et deux filles

Le leader de Faar Pascal Marius

Le musicien (basse, guitare, thérémine, claviers) féru d’art moderne, cisèle ses morceaux avec la Toulousaine Estelle Tréville (claviers, octapad) et la Parisienne Enora Le Gall (bass, violoncelle).

« Je voulais monter un groupe avec des filles, pour leur sensibilité plus particulière », explique Pascal Marius. Et au final, leur premier EP A kiss for a kiss, emmené par le très efficace Tandava, mis en voix par Clarcèn, une autre niçoise, invite effectivement à la balade.

Un second EP déjà en préparation

Une traversée, envoûtante, enivrante. En mouvement. Et c’est ça, la philosophie de Faar. « Le groupe n’est pas figé. On est ouvert à toutes les collaborations. On peut envoyer un morceau à quelqu’un et lui laisser écrire les paroles », présente encore le leader du groupe, qui devrait se produire cet été devant le public azuréen.

Entièrement autoproduit (avec un crowdfunding sur microcultures.fr), ce premier EP devrait rapidement faire place à un second. Dès septembre. Il sera encore financé par le groupe, sauf si, d’ici là, une maison de disques ne s’y trompe pas.