Côte d'Azur: L'automobiliste fraudeur, atteint de trois balles tirées par les gendarmes, a écopé de 18 mois ferme

JUSTICE Sans permis et sous l’emprise de stupéfiants, il avait fraudé un péage de l’A8 avant de tenter de semer les gendarmes lancés à sa poursuite…

Fabien Binacchi
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Le palais de justice de Grasse
Le palais de justice de Grasse — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Pour le procureur, il avait « tous les attributs du chauffard ». L’homme qui avait été pris en chasse par le peloton autoroutier de la gendarmerie de Nice après avoir franchi sans payer le péage de Saint-Isidore, a été condamné lundi, en son absence, par le tribunal correctionnel de Grasse. Poursuivi pour « escroquerie » et « refus d’obtempérer », il a écopé de 18 mois de prison ferme et d’une interdiction de conduire de cinq ans.

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« Il circulait sans permis, sans assurance et sous l’emprise de produits stupéfiants », a détaillé le président du tribunal Marc Joando, rappelant que le prévenu de 40 ans avait déjà été condamné à six reprises, notamment pour des infractions au Code de la route.

Plusieurs contresens dans des ronds-points

Les gendarmes qui lui avaient demandé de s’arrêter après qu’il ait déclenché les alarmes de la gare de péage de l’Ouest niçois, l’avaient finalement poursuivi sur l’A8 et sur la route de Saint-Laurent-du-Var menant au centre commercial Cap 3000.

Après plusieurs contresens dans des ronds-points, son véhicule avait été immobilisé et un des gendarmes avait fait feu, touchant le conducteur à trois reprises, sur son flanc gauche, dans son bras droit et au niveau de sa mâchoire.

Une enquête toujours en cours après les tirs

Des faits pour lesquels Georges Gutierrez, le procureur de la République de Grasse, a saisi l’inspection générale de la gendarmerie et qui font encore l’objet d’une enquête judiciaire. L’affaire est entre les mains d’un juge d’instruction.

« Du fait, je n’ai pas pu consulter le procès-verbal de l’interpellation », a déploré l’avocat de la défense, Me Jean-Denis Flori, qui avait demandé « la clémence » pour son client. « La sanction, il l’a déjà reçue et elle a été extrêmement sévère. Ces trois balles l’ont laissé dans un état déplorable. Il n’a plus de dents et le palais tout ouvert », a décrit son conseil.

Il n’était pas présent à l’audience, excusé pour des raisons médicales.