La maison d'arrêt de Grasse (Alpes-Maritimes).
La maison d'arrêt de Grasse (Alpes-Maritimes). — Valery Hache afp.com

PRISON

Grasse: Suicide à la maison d'arrêt alors que des moyens viennent d'être débloqués

Trois millions d'euros et treize surveillants pénitentiaires seront affectés à l'établissement... 

Les surveillants de la maison d’arrêt de Grasse l’ont retrouvé pendu dans sa cellule. Selon Nice-Matin, un détenu, âgé de 24 ans et condamné le 22 mai pour vol par effraction à un an de prison ferme, s’est donné la mort.

Un suicide, mardi après-midi, qui intervient quelques heures seulement après l’annonce d’apport de moyens supplémentaires par le ministre de la Justice.

Trois millions d’euros pour moderniser la prison

Interpellé par Charles-Ange Ginésy, Jean-Jacques Urvoas a débloqué trois millions d’euros pour la prison de Grasse. Objectif : changer la vidéosurveillance, l’ouverture des portes, les interphones et la télécommunication. C’est la modernisation d’un établissement vieux de 24 ans qui est en jeu.

Mais l’apport du garde des sceaux ne s’arrête pas aux moyens financiers. Treize postes de surveillants supplémentaires seront ouverts. Des renforts humains qui seront mis en place grâce aux moyens déployés pour la lutte antiterrorisme, s’ajoutant aux 135 personnels actuels. Ils seront appuyés par des surveillants stagiaires dès le 4 juin prochain.

Une surpopulation carcérale de 150 %

En parallèle, les services seront réorganisés grâce à un nouvel organigramme pour que le personnel puisse exercer différemment son métier.

Le ministre de la justice affirme également que, depuis deux mois, 31 détenus ont quitté l’établissement pour être affectés dans d’autres maisons d’arrêt dans le but d'« alléger la suroccupation » carcérale. « La suroccupation est aujourd’hui de 150 % puisqu’au 1er mars 2016, il y avait 860 personnes détenues pour une capacité de 574 places », estime Jean-Jacques Urvoas.