Côte d'Azur: Emmanuel Macron vient parler tourisme avec les professionnels de l'accueil

ÉCONOMIE En visite à Cannes mardi, le ministre est notamment venu défendre les ZTI…

Fabien Binacchi
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Le ministre a rencontré les acteurs économiques du département dans les salons de l'hôtel Majestic, à Cannes
Le ministre a rencontré les acteurs économiques du département dans les salons de l'hôtel Majestic, à Cannes — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Il est venu inaugurer le Mipim, le marché des professionnels de l’immobilier (à Cannes jusqu’à vendredi), visiter un industriel grassois du parfum, mais surtout échanger avec les élus et socioprofessionnels azuréens. Face à eux mardi, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a répondu aux interrogations sur les moyens de booster les retombées du tourisme.

Sur l’ouverture des magasins le dimanche. En plus de Nice, Cannes, Saint-Laurent-du-Var et Cagnes-sur-Mer, déjà classées Zones touristiques internationales, les magasins d’Antibes devraient, eux aussi, avoir bientôt la possibilité d’ouvrir le dimanche et tous les soirs jusqu’à minuit. « Il reste à fixer le périmètre », a indiqué le ministre de l’Économie. Selon lui, l’ouverture dominicale permet une « extension du domaine de la lutte » dans la bataille du tourisme « contre les Etats-Unis et l’Asie » notamment.

Sur les limites du paiement en liquide. Emmanuel Macron a promis « d’étudier la question dans les secteurs » où la nouvelle réglementation poserait problème. Depuis le 1er septembre, en effet, les règlements en espèces de plus de 1 000 € ne sont plus autorisés et, sur la Côte, le commerce de luxe serait mis à mal. « Certaines enseignes comme Chanel perdent plus de 30 % de leur chiffre d’affaires. Les Chinois, notamment, préférant aller faire leur shopping à Monaco », selon Robert Van de Kerkhove, président du comité Croisette.

Sur le coût des courses en taxi. Pour « éviter les prix à la tête du client », dixit Michel Chevillon, le président des hôteliers cannois, des forfaits vont être expérimentés, a annoncé le ministre. « Ce sera bénéfique pour tout le monde, pour les clients comme pour les taxis, qui font désormais face à une forte concurrence ». Le test sera enclenché sur les trajets Nice-Monaco (90 €) et Nice-Cannes (80 €). La préfecture et la fédération des taxis travaillent également à la rédaction d’une charte.