Mars: Ce satellite cannois qui va nous en apprendre davantage sur la planète rouge

ESPACE Conçu à deux pas de la Croisette, ExoMars a décollé ce lundi de Baikonour...

Fabien Binacchi

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Lors du décollage de la fusée russe Proton lundi 14 mars 2016 avec à son bord la mission ExoMars.
Lors du décollage de la fusée russe Proton lundi 14 mars 2016 avec à son bord la mission ExoMars. — ESA

C’est parti pour un voyage de sept mois et près de 496 millions de kilomètres. Une fusée proton a décollé ce lundi matin de Baïkonour (Kazakhstan), embarquant à son bord les deux modules de la mission ExoMars 2016, conçus par une centaine d’ingénieurs de Thales Alenia Space, à Cannes, dans le cadre d’un programme russo-européen.

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Le fabricant de satellites a été mandaté par l’Agence spatiale européenne et l’agence spatiale russe Roscomos par la fabrication de cet orbiteur qui pourrait marquer l’Histoire.

Détecter des traces de méthane

Dans les salles blanches de l'entreprise, à Cannes

« Le TGO (Trace Gas Orbiter) et l’EDM (Entry descent landing Demonstrator Module) » permettront « d’étudier l’atmosphère de Mars et de démontrer la faisabilité de plusieurs technologies critiques pour les phases d’entrée dans l’atmosphère, de descente et d’atterrissage sur Mars », indique le concepteur de satellites.

La sonde TGO se mettra surtout en quête de gaz à base de carbone, comme le méthane. A 90 % d’origine biologique sur la Terre, sa présence sur Mars serait un indice prégnant de traces d’existences sur la planète rouge.

Aux origines de la vie

« L’aventure ExoMars sera fondamentale pour la recherche sur les origines de la vie, elle permettra peut-être de découvrir si la vie a existé sur Mars ou existe encore au stade bactériologique », note encore Thales Alenia Space.

Le second module EDM aura, lui, pour fonction d’apprendre aux scientifiques comment atterrir sur Mars, en prévision d’une seconde mission, annoncée pour 2018. « Elle comportera un "rover" européen capable de prélever des échantillons de terrain jusqu’à une profondeur de deux mètres et d’analyser leurs propriétés chimiques, physiques et biologiques », indiquent les responsables d’ExoMars.