Affaire du bijoutier de Nice: Un premier procès programmé en avril

JUSTICE Les complices présumés du braqueur de Stefan Turk seront jugés pendant une semaine...

Fabien Binacchi

— 

Un braqueur a été tué par balles par un bijoutier, mercredi 11 septembre 2013 à Nice.
Un braqueur a été tué par balles par un bijoutier, mercredi 11 septembre 2013 à Nice. — F. BINACCHI/20 Minutes

L’affaire avait fait les gros titres et mobilisé la France entière sur Internet. Le 11 septembre 2013, en plein centre-ville de Nice, le bijoutier Stefan Turk était agressé dans sa boutique. Lors de la fuite de ces deux assaillants, repartis en scooter avec plusieurs milliers d’euros de butin, le commerçant avait tiré à plusieurs reprises dans leur direction.

>> A lire aussi : Un braqueur tué par balles par un bijoutier à Nice

Anthony Asli, le passager, un jeune Carrossien de 18 ans, tombait, mortellement touché par une balle. Le conducteur, lui, parvenait à prendre la fuite. Interpellé deux mois plus tard, ce braqueur présumé, Ramzi Khachroub, se retrouvera devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes, dès le 25 avril prochain.

Le bijoutier, installé sur le banc des parties civiles, puis « accusé »

Agé de 22 ans, il est accusé de « vol avec arme, port ou transport prohibé de matériel de guerre, arme, munition ou élément essentiel de catégorie A et recel de vol ».

Un troisième jeune de Carros devra, lui, répondre de « complicité de vol avec arme en état de récidive ». Alexandre De Matos comparaîtra libre. Selon Nice-Matin, il est soupçonné par la justice d’avoir prêté une paire de gants et une cagoule à Antony Asli.

Ce premier procès, prévu toute une semaine jusqu’au 29 avril, sera suivi par le bijoutier, installé sur le banc des parties civiles. Mais Stefan Turk n’en aura pas fini avec la justice. Le bijoutier, mis en examen pour l'« homicide volontaire » d’Anthony Asli, reviendra devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes, en tant qu’accusé cette fois-ci, peut-être avant la fin de l’année.

« Homicide volontaire » ou « légitime défense » ?

Ses avocats défendront la thèse de la légitime défense. Quelques jours après les faits, le bijoutier avait expliqué, au micro d'Europe 1 : « Je lui ai dit d’arrêter, je voulais récupérer la marchandise […] Je voulais arrêter le scooter, c’est tout. »

Lors de la reconstitution, les trois coups tirés par le bijoutier avait été soigneusement disséqués. Et selon la partie civile, la famille d’Anthony Asli, « ce n’est pas de la légitime défense, quand on tire sur quelqu’un dans le dos ».

>> A lire aussi : Ils soutiennent le bijoutier de Nice «avec leurs tripes plutôt qu'avec leur cerveau»

L’affaire avait suscité de nombreuses réactions politiques et citoyennes. Deux ans après, une page Facebook de «soutien au bijoutier de Nice» est toujours suivie par plus de 1,4 millions de « fans ».