Alpes-Maritimes: 32 cas de radicalisation ont été transmis à la justice

sécurité Depuis sa mise en place l’an passé, la cellule de lutte contre les radicalisations a traité 123 signalements de mineurs en danger, a salué le ministre de l'Intérieur…

C.D.

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Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le président du Conseil départemental  Eric Ciotti (LR) dressent le bilan du plan de lutte contre la radicalisation des jeunes.
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le président du Conseil départemental Eric Ciotti (LR) dressent le bilan du plan de lutte contre la radicalisation des jeunes. — AFP

Mise en place il y a un an dans les Alpes-Maritimes, et gérée par les services départementaux de la protection de l’enfance, la cellule pilote de lutte contre les radicalisations a depuis traité 123 signalements de mineurs en danger de radicalisation. Selon le bilan dressé ce vendredi par le Conseil départemental en présence du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, 32 dossiers ont été transmis à la justice, donnant lieu à des procédures judiciaires ou administratives.

 

 

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs affirmé que, depuis le début de l’année 2016, cinquante personnes avaient été interpellées dans le département pour des activités présumées à caractère terroriste. Il a aussi salué la bonne coordination entre les services départementaux et ceux de l’Etat.


Dans une interview accordée à Nice-Matin, Bernard Cazeneuve a aussi estimé que « les Alpes-Maritimes sont particulièrement confrontés » à la problématique de la radicalisation, « avec une cinquantaine de départs vers la Syrie ou l’Irak depuis deux ans ». Concernant le partenariat noué avec le conseil départemental depuis juin 2015, il estime qu’il porte de « bons résultats » et que « des initiatives similaires devraient se multiplier dans un maximum de départements ».

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