Côte d'Azur: Pourquoi ces commerçants n'ouvriront pas le dimanche et le soir

ÉCONOMIE Ils figurent dans la zone touristique internationale…  

Mathilde Frénois

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Les commerces de l'avenue Notre-Dame de Nice font partie de la zone touristique internationale.
Les commerces de l'avenue Notre-Dame de Nice font partie de la zone touristique internationale. — M. Frénois / ANP / 20 MInutes

Ils ont décroché le précieux sésame. Depuis le 14 février, ces commerçants sont dans la zone touristique internationale (ZTI) et peuvent donc lever leur rideau le dimanche et le soir jusqu’à minuit. Pourtant, ils ne souhaitent pas en profiter, jugeant même qu’il s’agit d’un cadeau empoisonné.

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« Impossible d’ouvrir le dimanche, explique Nastasia dans sa boutique de chaussures pour enfants de l’avenue Notre-Dame de Nice. On n’est que quatre à travailler ici. Ce n’est pas assez pour le roulement. »

Face aux grandes enseignes

Sur le trottoir d’en face, dans les rayons de sa maroquinerie, Sarah ne se sent pas concernée par la disposition. « Ce n’est pas assez passant. A 19h, les rues sont désertes. Les gens vont tous sur Jean Médecin », souffle-t-elle.

Ces plaintes, Nicolas Donati, président des commerçants du centre-ville de Nice, les appuie. « Le dimanche, les Niçois ont leurs habitudes. S’ils ne sont pas à la plage ou à l’apéro, ils iront aux Galeries Lafayette et chez H&M. Malheureusement, on ne boxe pas dans la même catégorie que ces enseignes. Sur l’avenue Notre-Dame, jamais les clients ne viendront et jamais mes collègues n’ouvriront. »

« On tue la concurrence »

A Cagnes-sur-Mer, même zone touristique internationale et mêmes craintes. Ici, c’est l’ouverture tardive et dominicale de Polygone Riviera qui inquiète. « On tue la concurrence des petits commerces face aux grands centres, peste Nathalie Baldacci, présidente de l’association Cagnes Grand Centre, en rappelant que « le budget des clients n’est pas étirable ».