OGC Nice: La BSN réapparaît, le président de la Populaire Sud en garde à vue

FAITS DIVERS Un sigle de l'association dissoute a été dévoilé pendant le match Nice-Marseille...

Fabien Binacchi

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Des supporters de Nice contre Marseille, à l'Allianz-Riviera, le 23 janvier 2015 (Archives)
Des supporters de Nice contre Marseille, à l'Allianz-Riviera, le 23 janvier 2015 (Archives) — VALERY HACHE / AFP

Les supporters de l’OGC Nice sont en émoi. Ce mercredi après-midi, le président des Ultras Populaire Sud Frédéric Braquet a été placé en garde à vue. Il a été entendu à la caserne Auvare, à l’Est de la ville. La boutique de l’association, au 42 rue Arson, à Nice, est actuellement perquisitionnée.

« Une enquête est en cours suite à des événements qui se sont déroulés dimanche à l’Allianz riviera, lors du match Nice-Marseille, confirme à 20 Minutes, Marcel Authier, le directeur départemental de la sécurité publique. Un signe distinctif de la BSN, une association interdite et dissoute, a été montré pendant la rencontre. Et c’est un délit. »

C'est lors d'un tifo géant que les lettres "BSN" sont apparues dans leur tribune. «Vive la liberté d'expression, en France en 2016, le plus gros problème pour le maintien de l'ordre c'est le sigle BSN... Une énorme blague», réagissait dans l'après-midi un internaute sur la page Facebook de la Populaire Sud.

La BSN, dissoute en 2010 par un décret du ministère de l’Intérieur

Le ministère de l’Intérieur publiait, en 2010, un décret prononçant la dissolution de sept groupes de supporters… dont la Brigade sud Nice (BSN), créée en 1985. « Cette mesure était nécessaire. Il existe au sein de la BSN une minorité de gens violents qui représentent 95 % des interdictions de stade prononcées », indiquait alors le préfet des Alpes-Maritimes de l’époque, Francis Lamy.

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Interrogé par 20 Minutes, Guillaume Bacchieri, l’animateur des tribunes de la Populaire Sud, a indiqué que les supporters étaient « inquiets et remontés ». « C’est ça l’état d’urgence ? Aller perquisitionner le bureau des supporters… », souffle-t-il.