Côte d'Azur: Des chats antibois dans le viseur d'un septuagénaire armé?

FAITS DIVERS L'homme, qui nie les faits, devra s'expliquer devant le tribunal de Grasse, courant juin...

Fabien Binacchi

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Illustration chat
Illustration chat — G. VARELA / 20 MINUTES

Les minous ont décidément la vie dure sur la Côte d’Azur. Le chat brûlé vif et défenestré, vendredi dernier à Nice, aurait d’autres compagnons d’infortune, plus à l’Ouest dans le département des Alpes-Maritimes.

Courant juin, un retraité antibois se retrouvera dans le box des accusés, poursuivi pour « mauvais traitement d’animaux » et « détention illégale d’arme », relate Nice-Matin. Il est soupçonné d’avoir tiré sur des félins avec sa carabine.

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Des blessures inexpliquées, des changements de comportement… Pendant plusieurs mois, deux familles du quartier des Eucalyptus à Antibes-Juan-les-Pins ont eu bien du mal à s’expliquer ce qui pouvait bien arriver à leur matou.

« Il semblait terrorisé à l’idée de sortir »

« Le mien rentrait à la maison comme une flèche pour aller se cacher sous le lit. Il ne voulait pas qu’on le touche et semblait terrorisé à l’idée de sortir », raconte l’une des propriétaires au quotidien régional.

C’est finalement une radio pratiquée sur l’un des chats qui commencera à lever le voile sur l’étrange mal dont ils souffrent. Le malheureux animal de compagnie a un plomb fiché dans le flanc. La partie de ball-trap aurait ainsi duré près de trois mois. Mais qui se cache derrière ces attaques ? Les deux mères de famille déposent une plainte pour le découvrir.

Un véritable arsenal découvert chez le retraité

L’enquête est lancée et les grands moyens sont déployés. Les investigations se portent sur l’angle des tirs. Et les soupçons se portent rapidement sur un nouveau résidant, installé là juste avant le début des premiers assauts.

Les policiers découvrent chez ce septuagénaire un véritable arsenal : une arme de chasse détenue sans permis, un pistolet d’alarme, un autre de collection et finalement un fusil à plomb, présumée arme de tirs contre les minous.

Le retraité nie en bloc toute implication. Il devra dans tous les cas s’expliquer devant le tribunal correctionnel de Grasse. Pour « mauvais traitement d’animaux », il encourt jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 30.000 euros.