Nice: Les défenseurs des animaux réunis «pour le chat martyr»

JUSTICE L’homme qui a brûlé et défenestré le chat de sa compagne est jugé ce lundi…

Mathilde Frenois

— 

Des associations se sont réunies devant le palais de justice de Nice
Des associations se sont réunies devant le palais de justice de Nice — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Ce lundi après midi, devant le tribunal correctionnel de Nice, les militants pour la cause animale ont remplacé les avocats en robe. Sur le parvis du palais de justice, ils sont venus installer des bougies autour d’un seul et même slogan « pour le chat martyr ».

S’ils se sont rassemblés, c’est pour que le calvaire d’un chat, aspergé d’alcool, brûlé puis jeté du 7e étage par un Niçois de 30 ans, ne se reproduise pas. Son tortionnaire présumé doit passer devant le juge, en comparution immédiate, dans l’après-midi.

« Pour que ce genre d’abomination ne se produise plus »

« C’est inadmissible qu’un bourreau puisse faire un tel acte. Nous sommes là pour que ce genre d’abomination ne se produise plus. C’est au-delà de l’enfer. Il faut que cet homme reste en prison et que ça serve d’exemple », s’emporte Chantal Fontanesi, présidente de l’association Justice pour les animaux.

Anne-Marie David, directrice de l’Alliance pour le respect et la protection des animaux, enfonce encore le clou : « On n’est plus humain quand on fait ça. Ça s’inscrit dans une société de violence où l’animal n’est plus respecté. Aujourd’hui, les associations sont unies face à la monstruosité. J’espère que ce procès fera jurisprudence. »

>> A lire aussi : Le Parlement reconnaît que les animaux sont « doués de sensibilité »

Vincent, le vétérinaire qui a eu à traiter l’animal, a également fait le déplacement, consterné par ce qu’il a vu et une « telle cruauté » : « Quand le chat est arrivé à la clinique en pleine nuit, il était à l’agonie, complètement brûlé, avec des lésions très importantes aux pattes arrière et au bassin. Il a été décidé de l’endormir. Mais, je n’avais jamais vu ça », soupire-t-il.

Une affaire de jalousie

Le prévenu devra répondre « d’actes de cruauté envers un animal », un délit passible de deux ans d’emprisonnement. Il est également accusé de violences volontaires aggravées sur sa compagne et l’ex-mari de celle-ci. Pour ces chefs-là, ils risquent en plus trois à cinq ans de prison.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un accès de jalousie il avait voulu obliger sa compagne à le laisser consulter son téléphone portable, la menaçant d’immoler son chat par le feu. Cette dernière refusant, il avait fini par mettre ses menaces à exécution.