Santé: Des universitaires niçois sur la piste d'une nouvelle arme anti-cancer

RECHERCHE Ils ont ciblé une protéine qui, une fois détruite, réduit le développement des métastases.

Fabien Binacchi

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Recherches (Illustration).
Recherches (Illustration). — M.LIBERT/20 MINUTES

La découverte d’Olivier Soriani pourrait avoir un effet non négligeable sur la maladie. Ce maître de conférences et son équipe de recherche à l’Institut de biologie Valrose, viennent de mettre au jour une protéine qui, une fois détruite, « réduit le développement des cellules cancéreuses de certaines tumeurs », annonce ce jeudi l’université de Nice - Sophia-Antipolis (UNS).

Ces travaux, qui pourraient permettre d’apprendre une nouvelle manière de combattre les métastases, ont été publiés dans la revue Cancer Research.

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Les équipes niçoises, associées à des chercheurs espagnols et italiens, ont mis en évidence « le rôle fondamental d’une protéine, le récepteur Sigma1 (S1R), dans le dialogue qui s’établit entre la cellule cancéreuse et le micro-environnement tissulaire qu’elle façonne et détourne à son profit », note encore l’UNS dans un communiqué.

Le procédé a permis de « réduire le potentiel invasif des cellules issues de leucémies »

La découverte d’Olivier Soriani est appuyée par des tests en laboratoire : « en supprimant cette protéine, les chercheurs sont parvenus à rompre ce dialogue et à réduire le potentiel invasif des cellules issues de leucémies et de cancers colorectaux ».

« Ces travaux permettent d’envisager des traitements ciblant S1R pour inhiber les étapes précoces de la formation des métastases », est-il également précisé par les responsables de l’Institut de biologie Valrose.

Environ 355.000 cas de cancers sont diagnostiqués chaque année en France.