Nice: Le président des taxis condamné pour violences contre un chauffeur Uber

JUSTICE Il a écopé d'une amende de 500 euros pour des faits qui remontent à février 2015...

F.B.

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Un chauffeur de taxi à l'aéroport de Nice en janvier 2013.
Un chauffeur de taxi à l'aéroport de Nice en janvier 2013. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

La tension était alors à son comble entre les chauffeurs de taxi azuréens et ceux de l’application disponible sur smartphone. Ce jeudi matin, le tribunal correctionnel de Nice a condamné Patrice Trapani, le président des taxis niçois, et une autre artisan taxi, à 500 euros d’amende pour avoir frappé un chauffeur Uber en février 2015. Le parquet avait requis le paiement de 800 euros.

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« Ce jugement me laisse un goût amer parce que je n’ai rien fait. J’étais, au contraire, là pour calmer les choses. On a voulu se faire le président des taxis niçois », a-t-il expliqué à la sortie de l’audience. De nombreux chauffeurs étaient réunis devant le palais de justice de Nice pour le soutenir

Une plainte pour « violences volontaires en réunion »

L’affaire avait été déclenchée par une plainte pour « violences volontaires en réunion » déposée par un chauffeur de VTC (véhicule de transport avec chauffeur) travaillant occasionnellement pour la compagnie Uber. Interrogé par l’AFP, ce dernier avait raconté que Patrice Trapani et d’autres artisans taxis l’auraient pris à partie, le 20 février 2015 à l’aéroport de Nice, alors qu’il venait récupérer une cliente « tout à fait légalement ».

« M. Trapani m’a crié dessus et m’a insulté, m’a bousculé, me promettant de me "crever" comme il l’avait déjà fait pour mes quatre pneus et s’en prenant aussi à ma cliente qui a été choquée », avait-il expliqué.

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A l’annonce du placement en garde à vue du président de leur fédération, une vingtaine d’artisans taxis avaient organisé un barrage filtrant à l’aéroport de Nice. Une soixantaine d’autres étaient également venus manifester devant les locaux de la Police aux frontières (PAF), où Patrice Trapani était interrogé.