Marineland d'Antibes: EELV demande un audit et «une étude de reconversion du site»

ENVIRONNEMENT Le délégué azuréen du parti estime que «trop de scandales» ont entaché le parc...

Fabien Binacchi

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Des otaries du Marineland d'Antibes (France) pataugent dans une eau trouble, le 4 octobre 2015, quelques heures après les violentes intempéries, qui ont provoqué des inondations sur la Côte d'Azur
Des otaries du Marineland d'Antibes (France) pataugent dans une eau trouble, le 4 octobre 2015, quelques heures après les violentes intempéries, qui ont provoqué des inondations sur la Côte d'Azur — AFPTV

Pour le responsable politique, la coupe est pleine. Suite aux accusations de « rejets en milieu naturel des eaux des bassins », dévoilées par Le Point, Laurent Lanquar, délégué EELV du groupe Est 06, demande « un audit complet et contradictoire de Marineland, autant sur les conditions de captivité des animaux, sur les enjeux environnementaux de cette activité lucrative, ainsi que sur les mesures prises suite aux inondations ».

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« Après les scandales financiers et du respect de la vie animale, puis les anomalies révélées lors des inondations de cet automne, l’analyse relayée par le magazine montre une pollution incontestable aux chlorures et aux hydrocarbures », attaque l’écologiste.

Le parc se défend d’avoir mal fait les choses

Des prélèvements, récoltés par l’hebdomadaire un mois après le déluge, « indiquaient un taux de chlorures [eau salée] de 408 mg/l et la présence anormale d’hydrocarbures à 31,5 mg/l ». « Les boues résiduelles agglomérées au fond du bassin » des orques « [ont été rejetées] dans le vallon » de la Maïre, tout proche, par une pompe, avait assuré au magazine Caroline Delompré, co-coordinatrice de l’ONG Sea Shepaerd à Nice.

« L’eau du bassin des orques a été nettoyée, pas évacuée. La pompe dont on parle ici a servi à vider notre salle de filtration qui était sous six mètres d’eau apportés par la vague qui nous a frappés. Nous n’avons fait que rendre à La Brague [le fleuve voisin] ce qu’elle nous avait donné. Comme l’on fait des centaines de particuliers et d’autres entreprises », s’est défendu Jon Kershaw, le directeur animalier du parc interrogé par 20 Minutes.

Pour Laurent Lanquar, « il est nécessaire, d’envisager la reconversion du site ». Le politique a indiqué qu’il allait solliciter le préfet des Alpes-Maritimes.